La connectivité aérienne et maritime figurait au coeur des débats à l’occasion de la célébration des 30 ans de l’accord de Victoria qui a institué la Commission de l’océan indien (COI), les 9 et 10 janvier derniers aux Seychelles.
Lors de son intervention, le président James Michel a affirmé que « le développement de la connectivité aérienne, catalyseur de la région, doit avoir valeur d’urgence ». Sur une proposition des Seychelles, les ministres de la COI ont ainsi accepté « l’idée d’une rencontre prochaine des ministres du Tourisme et de ceux du Transport afin de mettre en route rapidement des actions permettant de produire une meilleure connectivité aérienne et maritime », devait faire ressortir la COI dans un communiqué émis à cette occasion.
Les débats sur la connectivité aérienne et maritime ont été lancés à l’occasion de la présentation de l’ouvrage « Les Ailes de l’Indianocéanie, plaidoyer de la COI pour une stratégie régionale du transport aérien » par son secrétaire général, Jean-Claude de l’Estrac. Les Seychelles devaient proposer une rencontre des ministres indianocéaniens du Tourisme et du Transport. Objectif : mettre en route des actions permettant de produire une meilleure connectivité aérienne et maritime. Le ministre seychellois des Affaires étrangères, Jean Paul Adam, a présenté une proposition d’un marché unique du transport aérien pour l’Indianocéanie. Pour Jean-Claude de l’Estrac, « il n’est pas acceptable qu’un simple voyage entre les Comores et les Seychelles prenne deux à trois jours alors qu’un vol direct durerait une heure et demie ».
En marge des célébrations du 30 ans de l’accord de Victoria, plusieurs réunions importantes sur la région ont été tenues aux Seychelles.
Le 10 janvier, les célébrations ont démarré au Stade populaire en présence des officiels, du public et de nombreux écoliers. Après un lever de drapeaux et le dévoilement de la plaque commémorative à la National House, le président seychellois James Michel a ouvert la cérémonie officielle. Les intervenants, dont James Michel et Jean-Claude de l’Estrac, « ont permis de mesurer la dimension émotionnelle qui habite la COI », souligne le communiqué. M. de l’Estrac a émis le voeu d’utiliser le mot « Communauté » de l’océan Indien » plutôt que « Commission ». Selon la COI, l’ambassadrice Claudine Ledoux, qui représentait le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, « a perçu la portée symbolique et sentimentale des événements mais aussi l’immense potentiel de l’Indianocéanie en termes d’intégration régionale ». Elle a parlé de « l’efficacité, du dynamisme et de la volonté indéfectible du Secrétariat général dans cette mission de coopération et de rapprochement des peuples. »
Le ministre malgache des Affaires étrangères, Ulrich Andriantiana, a souhaité que la COI délocalise certaines activités à Madagascar.
Le ministre mauricien Arvin Boolell a souligné que « la COI a pour vocation d’établir des ponts, notamment entre l’Afrique et l’Asie » et soutenu que « le précieux travail accompli pendant ces trente années doit servir de tremplin pour que les États de la COI communiquent entre eux d’une seule voix pour se faire entendre du reste du Monde. »
A l’issue des célébrations, les délégations ont assisté à l’inauguration de l’Institut Créole International au Cap.