Le rapatriement de 86 ouvriers indiens, les incidents impliquant des employés et les commandes annulées ont coûté Rs 10 M à Ivy Leathers, entreprise de Fond-du-Sac, a soutenu Tariq Malik, son Managing Director, lors d’une conférence de presse mardi dernier. D’où son intention de changer de stratégie en embauchant davantage d’ouvriers mauriciens, chinois et d’autres nationalités en vue d’établir un équilibre et de proposer deux plans de formation aux intéressés.
« Nous avons encouru des pertes de l’ordre de Rs 10 M, dont l’annulation de commandes de 150 000 livres sterling, à la suite du mouvement de grève d’ouvriers indiens et des incidents de fin mai et début juin », soutient Tariq Malik. Après le rapatriement de 86 ouvriers indiens (38 meneurs le 4 juin et un deuxième groupe le 6 juin), M. Malik dit envisager de changer de stratégie en embaucheant du personnel de nationalités diverses. « We want to get back to normal. I want to recruit local workers. Two training lines have been elaborated », dit-il.
Faisant une rétrospective des événements, le MD d’Ivy Leathers, entreprise spécialisée dans la confection de vêtements et produits en cuir, affirme que tout a commencé en mars dernier. Un groupe d’ouvriers indiens, considéré comme des ring leaders, a voulu assurer le contrôle sur la production. Ils auraient fait preuve de lenteur et d’agressivité, causant l’annulation de 150 000 livres sterling de commandes. « J’ai essayé de leur faire comprendre la nécessité de travailler en équipe, mais en vain ».
Rappelant que ces travailleurs ont reçu leurs salaires le 27 mai, avant que lui-même ne parte pour Londres via Dubaï, Tariq Malik dit avoir reçu un appel l’informant qu’« une poignée d’expatriés étaient ivres et créaient du désordre aux dortoirs ». L’alerte a immédiatement été donnée au poste de police de Plaine-des-Papayes. « Dès que j’ai atterri à Dubaï, j’ai reçu plusieurs appels m’informant que la situation dans son ensemble prenait une autre tournure. Des meneurs, tous des expatriés indiens, menaçants, interdisaient à leurs collègues de venir travailler. Armés de gourdins, ils étaient devant la porte pour ne pas laisser les autres (la plupart des Indiens) sortir… ».