La fin de carrière de Stephan Buckland et de Eric Milazar a amorcé un brusque retour à la réalité pour l’athlétisme mauricienne. C’est un fait que sans ces deux athlètes d’exception, l’AMA (Association mauricienne d’Athlétisme) n’est plus ce qu’elle était il y a de cela sept ans. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la relève n’a pas été du même niveau et n’a pas été en mesure de prendre le témoin. Conséquence, l’athlétisme n’est plus un pourvoyeur de médailles comme c’était le cas dans le passé. Elle occupe cette année la quatrième place de ce classement avec 5 points.
Au niveau des performances justement, les Mauriciens ayant pris part aux Championnats d’Afrique au Bénin, n’ont pas vraiment brillé à l’exception de Guillaume Thierry qui a décroché une médaille de bronze au décathlon. Le sprinteur Fabrice Coiffic n’a pas été dans le coup, alors que les autres ont éprouvé des difficultés également pour s’affirmer à ce niveau de la compétition. C’est dire, une fois encore, que l’élite mauricienne est loin de son passé glorieux.
En revanche, au niveau des jeunes,  l’AMA a donné un aperçu de ce que sera l’athlétisme mauricienne dans les mois et années à venir. En effet, grâce à cette discipline, Maurice a remporté haut la main les Jeux de la CJSOI (Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien), aux Comores et ce, même si ces Jeux n’avaient pas la même dimension des précédents. On notera ainsi les bonnes performances du Rodriguais Brice Pierre-Louis, de Jessica Marie, de Kenny Niclair, de Chrystabelle Pierre et de Saoline Sauterelle, tous médaillés d’or dans leurs épreuves respectives. Hormis ces cadets, la fédération peut s’appuyer sur les Thierry Ferdinand et autres…..qui se trouvent eux au centre de perfectionnement en Jamaïque.
C’est du reste grâce à ces performances de ces jeunes que l’AMA se maintient parmi les quatre premiers et ce, même si elle a perdu une place par rapport au classement 2011. Au niveau de sa gestion, nous pensons que cette fédération demeure l’une des plus fiables, sinon la plus fiable, à Maurice, d’autant qu’elle peut compter sur l’expérience de son secrétaire-général, Vivian Gungaram, dont les compétences sont largement reconnues auprès de l’IAAF (International Association of Athletics Federation). L’AMA peut aussi s’appuyer sur des entraîneurs qualifiés et reconnus.
Au niveau de son calendrier, l’AMA a été irréprochable, dans la mesure où elle a respecté l’organisation de toutes ses activités qui avaient été programmées. Le fait même de continuer à bénéficier de l’appui des partenaires financiers pour l’organisation de ses compétitions est une preuve de confiance par rapport au sérieux que dégagent ses membres. Du reste, c’est l’une des rares fédérations a avoir déjà mis en place son calendrier 2012-13 et organisé le rassemblement annuel avec ses athlètes et entraîneurs à Maurice comme à Rodrigues.