Il y a 50 ans jour pour jour, le 26 juin 1963, un certain John F. Kennedy lançait son fameux “Ich bin ein Berliner” dans la ville allemande, alors coupée en deux. Un demi-siècle plus tard, Barack Obama aura tenu à lui rendre hommage, dans cette même ville, rappelant ainsi les années noires de la Guerre froide.
Quinze ans après le blocus de Berlin, alors que le monde se trouve donc en pleine Guerre froide, le président américain John F. Kennedy débarquait dans la ville allemande pour une visite qui allait faire date dans l’histoire. Désireux alors de témoigner du soutien indéfectible de Washington envers les habitants de l’Allemagne de l’Ouest, JFK lançait, du balcon de l’hôtel de ville, son fameux “Ich bin ein Berliner” (“Je suis un Berlinois”). C’était le 26 juin 1963, il y a 50 ans, jour pour jour.
La phrase, aussi anodine puisse-t-elle paraître aujourd’hui, était lourde de sens car Berlin était enclavée dans les territoires communistes de la République démocratique allemande et le tristement célèbre mur de Berlin, qui séparait alors la ville en deux depuis déjà deux ans. Son message premier était donc une approche fondamentale de l’idée de la liberté. En outre, ce discours – considéré par les historiens comme l’un des meilleurs de l’ancien président américain – était aussi l’un des derniers de JFK, qui sera assassiné à Dallas à peine cinq mois plus tard.
L’histoire sera passée par là : JFK intégrera les manuels scolaires tandis que, des années plus tard, le mur de Berlin, lui, sera démantelé. Les décennies auront passé mais le message sera resté intact, littéralement gravé dans le marbre. Un demi-siècle se sera écoulé. Jusqu’à ce 19 juin, où un autre président américain – dont l’histoire retiendra aussi le nom pour avoir été le premier noir à accéder à la Maison Blanche – débarquera à Berlin. Le temps d’un discours, Porte de Brandebourg, Barack Obama aura rappelé aux Berlinois le poids de l’Histoire, les rappelant à la mémoire de JFK.