De grandes jupes à fleurs, de belles lumières, un accompagnement musical rempli d’entrain, du rythme, de la bonne humeur, des retrouvailles, de l’amitié… Le concert marquant les 50 ans de carrière de Claudio Veeraragoo a été tel qu’on l’espérait. Pendant presque trois heures, le chanteur a retracé son parcours par des titres présentés comme des étapes de son cheminement vers ce demi-siècle de succès.
Si le Claudio national a souvent été au bon endroit au bon moment, le chanteur a su également avoir du flair pour transformer de simples anecdotes en succès intemporels. Tenez : sorti à la fin des années 70, Bolom Sinwa lui a été inspiré d’une scène vue en Chine. Il s’était demandé ce que pouvait bien faire ce gros bonhomme devant sa boutique, avec le bâton qu’il avait dans la main. Quoi d’autre, sinon qu’il “bat bonavini anba anba, bat bonavini lao lao”. Dans la foulée de ses succès, Claudio a aussi introduit et popularisé dans le jargon populaire des expressions et des images qui demeurent.