Le financement des services de santé, l’achat des médicaments et des vaccins, les essais cliniques, la médecine de pointe et les traitements à l’étranger ont été les principaux points évoqués par le ministre de la Santé Anil Gayan lors de la cinquième réunion des ministres de la Santé des petits États insulaires en voie de développement de la région Afrique avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Cette conférence réunit depuis mercredi les délégations du Cap Vert, des Comores, de Sao Tomé et Principe et des Seychelles au Méridien à Pointe-aux-Piments. Anil Gayan a proposé que les petits États insulaires (PEID) s’unissent pour obtenir de meilleures conditions pour l’achat de médicaments essentiels et de vaccins. Il a par ailleurs indiqué que la formation du personnel médical dans des domaines manquant de compétences est un objectif de son ministère afin de réduire le recours aux traitements à l’étranger des malades mauriciens. Il a indiqué que le Trust Fund for Specialized Medical Care destiné aux opérations cardiaques s’occupera également de la neurochirurgie et de l’oncologie (cancérologie). Le ministre a en outre fait ressortir qu’il faut examiner les avantages et les inconvénients des essais cliniques dans les petites îles car les compagnies pharmaceutiques les choisissent pour de tels essais en raison de leurs populations originaires du monde entier. M. Gayan a proposé une coopération et des échanges d’informations entre les petits États insulaires de la région pour combattre non seulement les maladies infectieuses mais également la toxicomanie qui requiert, dit-il, « des réponses nationales, régionales et internationales ».
M. Gayan a fait ressortir que les petites îles sont vulnérables aux épidémies dues aux changements climatiques et environnementaux. De ce fait, dit-il, il est impératif de mettre en place des systèmes de surveillance et d’alerte rapide. « Nous avons institué un système strict de surveillance de l’Ebola et du coronavirus (syndrome respiratoire du Moyen Orient) chez les passagers en provenance des pays touchés. Un système de surveillance de la dengue a été mis en place pour contrôler cette infection qui a provoqué des épidémies en 2009 et 2014-2015 pour contrôler les pics épidémiques susceptibles d’avoir un impact négatif sur les arrivées touristiques », a déclaré le ministre de la Santé.
Anil Gayan a aussi fait ressortir que Maurice a une population vieillissante, cause de plusieurs pathologies des yeux (cataracte, glaucome, etc.). Les traitements ophtalmologiques, dit-il, seront intégrés dans les services de santé publique. D’autres priorités de santé publique, dont la résistance microbienne aux antibiotiques et la transplantation d’organes, ont été également mentionnées.