Fatoumia Abdourazak a plaidé coupable devant la cour d’assises d’avoir le 9 janvier 2009 importé 606,4 grammes d’héroïne. Après avoir pris en compte la coopération de l’accusée, la juge Saheeda Peeroo a condamné la Comorienne à 22 ans de servitude pénale.
Le directeur des poursuites publiques intentait un procès à la Comorienne Fatoumia Abdourazak (32 ans) pour l’importation de 606,4 grammes d’héroïne en violation des articles 30 (1) (b) (ii), 41 (3) & (4), 45 (1) et 47 (5) (a) de la Dangerous Drugs Act. Elle a plaidé coupable à la charge reprochée.
La Comorienne a comparu lundi devant la juge Saheeda Peeroo siégeant aux Assises, où elle a été condamnée à 22 ans de servitude pénale. L’instance criminelle de la Cour suprême a ajouté que deux tiers des 1 093 jours que Fatoumia Abdourazak a passé en détention préventive seront déduits de sa sentence, soit environ deux ans.
9 janvier 2009. Fatoumia Abdourazak arrive à Maurice avec un sac à main contenant 606,4 grammes d’héroïne. Interceptée à son arrivée à l’aéroport international SSR à Plaisance par les douaniers, la Comorienne déclare qu’elle est venue à Maurice pour acheter des vêtements pour les revendre dans sa boutique à Moroni. Elle ajoute que c’est un homme qui lui a donné ce sac à l’aéroport de Moroni, où elle a pris l’avion à destination de Maurice.
Dans sa déposition, Fatoumia Abdourazak soutient que l’homme en question lui a demandé de remettre le sac à main noir, qui semblait vide, à quelqu’un à l’aéroport de Maurice. En fouillant le sac, les douaniers s’aperçoivent que la drogue est dissimulée dans un double fond. La Comorienne déclare à la cour qu’on l’a utilisé comme passeuse pour introduire de la drogue dans le pays. Elle raconte également comment elle a pleinement coopéré avec la police en vue d’arrêter le contact local.
La Comorienne a aidé la police en parlant au contact local en swahili et non en français pour éviter tout soupçon d’arrestation imminente. Son avocat Me Raj Ramsaha a axé sa plaidoirie sur les risques que sa cliente a pris pour aider la police à arrêter le contact local. La défense a ajouté que Fatoumia Abdourazak a coopéré avec les autorités et avec la cour en plaidant coupable dès le début. La Comorienne était âgée de 29 ans au moment des faits et a deux enfants.
La juge Saheeda Peeroo a expliqué qu’elle ne peut négliger l’acte grave que l’accusée a commis en important 606,4 grammes d’héroïne d’une pureté de 51 % dans le pays. Cette drogue a une valeur marchande de Rs 9 millions. En prenant en considération l’aide qu’a fournie la Comorienne à l’arrestation du contact, la cour d’assises a expliqué que Fatoumia Abdourazak aurait droit à une remise de peine. « In the present case there is no room for doubt with regard to the accused cooperation as she took risk against her own safety in denouncing the organised crime and led to the arrest of the person who came to take delivery of the drug. »
À souligner que la poursuite était représentée par les State Counsels Mes Nataraj Muneesamy, Shakeel Bhoyroo et Akil Ramdahen.