Les cinq coureurs cyclistes envoyés pour défendre les couleurs mauriciennes au 67e Tour de La Réunion ont rendu une copie quasi parfaite, selon l’entraîneur national José Achille. Une prestation qui a quelque peu été ternie par le non-classement de deux de ses coureurs, mais qui augure une belle suite pour ce groupe.
Revenant sur la prestation d’ensemble, le technicien affiche la satisfaction. « Le groupe s’est très bien comporté, tout le monde a joué son rôle pendant la semaine », avance José Achille.
Les performances individuelles ont également été passées à la loupe. Sébastien Tyack a été, comme tous les autres, à la hauteur des attentes. En fait, il a été victime d’une chute lors de la première étape. « Ca l’a un peu marqué. Il avait les capacités pour bien faire, mais je pense que ça l’a un peu refroidi. Avec du recul, il n’était pas si mal. »
La performance de Michael Khedoo a également été analysée. Le rouleur de l’UCRH-Engen a découvert quelques possibilités qu’il lui reste à exploiter. « Il lui faut apprendre à sentir les bons coups. Mais Michael est resté égal à lui-même », analyse José Achille.
Le jeune Ritesh Choytun, 22 ans, a fait ses premières armes sous les couleurs de la sélection nationale. Appelé en renfort à la dernière minute, en remplacement de Robert Charoux, le jeune nordiste a montré de belles dispositions sur une course qu’il découvrait pour la première fois, face à un niveau qu’il rencontrait également pour la première fois.
« Ritesh est le genre de coureur qui apprend vite, qui comprend les situations. » D’ailleurs, Choytun a fait un bond en avant en prenant part aux petites échappées. « Sa présence dans les petites échappées a fait qu’il se montre. Ce sont des bonus pour lui. » Malheureusement, il a été victime d’un bris de matériel. « Il n’a donc pas pu prendre le départ, samedi, vu qu’on avait pas de vélo de rechange », explique José Achille.
Les deux aînés de la sélection, Steward Pharmasse et Yannick Lincoln, ont évolué à leur niveau, même s’ils se sont fait surprendre par moments. D’ailleurs, le retard accumulé par Yannick Lincoln, après la première étape, a vite été comblé, ce dernier partant toujours en chasse-patate.
« C’est là qu’on voit Steward jouer le rôle du coéquipier. Il a bien accompagné Yannick sur les bons coups, même si lui en a raté quelques-uns. » Sur les étapes importantes, les deux hommes ont démontré une belle entente. « Au départ, Steward a raté quelques coups. Mais au fil de la course, il s’est senti mieux. »
Quant à Yannick Lincoln, il a démontré beaucoup de cran pour passer de la 49e à la 6e place au général. « Il a été en chasse toute la semaine. Il a flairé les coups et s’est toujours retrouvé à l’avant pour refermer. Le seul regret qu’il faudrait avoir, c’est que les adversaires ont profité de son travail, samedi », lâche José Achille.
C’est lors de la cinquième étape, samedi, que le Réunionnais Lorenzo Manzin, futur vainqueur du Tour, s’est paré de jaune. Mais la sélection nationale n’a pas à nourrir des regrets. C’était l’occasion de tester les coureurs en temps réel. « Tout le monde a joué son rôle. Ils ont tous été de bons équipiers, le collectif a bien marché. L’expérience a été concluante », soutient José Achille.