La Mauritius Tennis Federation (MTF) perd une place dans le Hit Parade et également 0,5 pts. Fidèle à son habitude, elle a proposé un calendrier étoffé. Nous ne pouvons sur ce point rien reprocher à la fédération présidée par Kamil Patel. C’est surtout au niveau des résultats que le bât blesse car mis à part Les De Beer et autres Couacaud, ils ne sont pas légions à s’être distingués lors des compétitions intercontinentales.
Il est vrai qu’un nouveau souffle s’est installé cette année avec de nombreux tournois organisés. L’on retiendra tout particulièrement l’émergence du Beach Tennis qui est certes pratiqué depuis quatre ans à Maurice, mais qui a pris de l’ampleur en 2014. Des formations pour entraîneurs ont également été à l’ordre du jour notamment au mois de mars avec l’expert sud-africain Riaan Kruger.  Des journées portes ouvertes ont également eu lieu dans plusieurs régions de l’île avec pour but de faire découvrir la discipline et de détecter de nouveaux talents.
Mais là ou le bât blesse, c’est au niveau des performances. Ils ne sont pas nombreux à avoir brillé cette saison. Au mois d’aout, le jeune espoir Enzo Couacaud a remporté le tournoi ITF (F14 Futures-Terre Battue) de Cakovec en Croatie battant en finale l’Allemand Peter Heller. Emanuelle de Beer avait été sacrée au mois de mars au Guatemala lors de la Copa Universidad Galileo en double aux côtés de la Britannique Anna Brogan. Elle a ensuite enchaîné avec sa partenaire sur le circuit ITF U18 de la Copa Sultana-Mayageuz à Porto Rico. Emmanuelle et son frère Amaury ont également remporté en novembre dernier les titres en simple dames et hommes du Serenpidity November Slam, un tournoi USTA de la catégorie 7 en Floride. Amaury s’est par la suite adjugé le Londwood Prize Money Tournament (Floride) sur terre battue dans la catégorie U16, lui qui a empoché la prime du tournoi.
Mais lors des tournois ITF U18 (grade 4) et Mauritius Open, les locaux n’ont pas été en mesure de soutenir la comparaison face aux forces en présence. L’Afrique du Sud s’est d’ailleurs taillé la part du lion. Même si le DTN George Oyoo continue de suivre avec attention les progressions des jeunes joueurs, force est de constater qu’il a encore du pain sur la planche. Car n’oublions que dans les compétitions organisées par la FMT, ce sont bien souvent les Malgaches qui se distinguent notamment Jacob Rasolondrazana. Le seul mauricien à sortir du lot est l’expérimentée Kamil Patel (35 ans). La relève doit impérativement être assurée surtout en vue des Jeux des Îles de l’Océan Indien qui approche à grand pas.