C’est un événement décisif pour la préservation et la valorisation du patrimoine musical local face au défi numérique. Notre patrimoine musical devient accessible aussi bien au public spécialisé qu’aux jeunes, aux mélomanes et aux internautes. La musique est peut-être le plus universel des arts du spectacle et on la trouve dans toutes les sociétés, faisant le plus souvent partie intégrante d’autres formes d’arts du spectacle et d’autres domaines du patrimoine culturel immatériel, comme les rituels, les manifestations festives ou les traditions orales Un projet innovant autour du séga typique vise la conservation du patrimoine oral se concrétisera ce 7 février 2016 au Caudan Waterfront sur le. « Séga Tipik Sa », conçu et mis en place par Jorez Box constitue une source d`accès au patrimoine musical contemporain avec un volet consacré à une exposition d`instruments originaux de la collection de Marclaine Antoine au Barkly Wharf et un exposé sur l’utilisation de ces instruments dans le séga tipik suivi d’une prestation musicale ce dimanche. Des performances simultanées avec Menwar, Josiane Cassambo, Tambour Chagos, Musik Dan Lapo, Daniella Residu et Lespri Ravann à La Place du Caudan sont au programme. Un documentaire de 20 minutes sera réalisé pendant ces deux jours avec des images et des témoignages qui seront utilisés comme support de communication et de promotion. « Une remise à jour a été entreprise sur les artistes et les groupes existants à Maurice et à Rodrigues depuis déjà 4 mois. Un annuaire sera publié et distribué gratuitement dans les écoles, les librairies et les centres culturels de Maurice et de Rodrigues. Cette initiative vise à donner une suite à la Convention de l’Unesco sur le patrimoine culturel immatériel sur le séga tipik mauricien… » nous dit-on
Rappelons quelques informations importantes concernant La convention de l’Unesco pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel (PCI) – ou patrimoine vivant – creuset de la diversité culturelle : sa préservation est garante de la créativité permanente de l’homme. Adoptée lors de la Conférence générale de l’UNESCO à Paris en 2003, la convention a été ratifiée en 2006. La convention porte sur la sauvegarde du patrimoine, qui se traduit par des pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire transmis de génération en génération et qui procurent aux communautés et aux groupes un sentiment d’identité et de continuité. « On entend par “patrimoine culturel immatériel” les pratiques, représentations, expressions, connaissances et savoir-faire – ainsi que les instruments, objets, artefacts et espaces culturels qui leur sont associés – que les communautés, les groupes et, le cas échéant, les individus reconnaissent comme faisant partie de leur patrimoine culturel. Ce patrimoine culturel immatériel, transmis de génération en génération, est recréé en permanence par les communautés et groupes en fonction de leur milieu, de leur interaction avec la nature et de leur histoire, et leur procure un sentiment d’identité et de continuité contribuant ainsi à promouvoir le respect de la diversité culturelle et la créativité humaine. Aux fins de la présente Convention, seul sera pris en considération le patrimoine culturel immatériel conforme aux instruments internationaux existants relatifs aux droits de l’homme, ainsi qu’à l’exigence du respect mutuel entre communautés, groupes et individus, et d’un développement durable. »
Le séga mauricien traditionnel, aussi bien la musique vocale instrumentale, que la danse et le théâtre, la poésie chantée est indissociable de la culture créole. Le soliste improvise des paroles alors que les musiciens jouent du triangle et du tambour. Le séga recouvre ainsi une expression culturelle qui reflète la créativité humaine et que l’on trouve également dans de nombreux autres domaines du patrimoine culturel immatériel.