Depuis 1938, le Collège du Saint-Esprit éduque de jeunes Mauriciens. Les 75 ans d’histoire de cet établissement secondaire de Quatre-Bornes sont désormais racontés en mots et en images dans un livre d’environ 600 pages. Une histoire qui se confond avec celle de l’éducation à Maurice et avec l’Histoire même du pays. Les responsables du collège et ceux de ce projet ont présenté hier le livre à la presse.
« Quand j’ai commencé ce travail, le Collège du Saint-Esprit (CSE) était un bâtiment à Quatre-Bornes pour lequel j’avais beaucoup de vénération. Après avoir participé à la rédaction de ce livre, pour moi maintenant, ce collège, c’est d’abord tous ses élèves, tous ses professeurs, tous ses enseignants, toutes ses associations d’anciens élèves, de parents d’élèves, et tous ceux qui, de décennie en décennie, ont contribué à maintenir le flambeau spiritain du collège. » C’est ainsi que le journaliste et historien Yvan Martial a décrit l’impact sur lui de sa participation à la rédaction du livre Collège du St Esprit : 75 ans d’Histoire. Ce livre retrace l’histoire de cette institution scolaire secondaire de Quatre-Bornes de 1938 à 2013. Yvan Martial intervenait hier en début de soirée au “boardroom” du collège lors d’une conférence de presse pour présenter l’ouvrage. Etaient présents également à cette rencontre : Edmon Maurel (président du Board of Governors et manager du collège), Jacques Malié (recteur), Robert Decotter (président du comité responsable de la rédaction du livre), Lindsay Thomas (adjoint au recteur) et le couple Jenny et Didier Rose, respectivement enseignante au collège et journaliste, tous deux ayant contribué à la rédaction du livre. Assistaient aussi à cette présentation Pierre du Mée, aujourd’hui âgé de 86 ans – et qui a été un des élèves de la première année du CSE en 1938 –, ainsi que le plus jeune élève du collège aujourd’hui, Dylan Dulthummon, qui est en Form I et est âgé de 10 ans seulement.
« Aujourd’hui, ma définition du CSE, c’est tous ceux qui ont étudié et enseigné ici », a résumé Yvan Martial. Il estime que raconter l’histoire du collège est en quelque sorte raconter l’histoire du pays. « Je ne conçois pas qu’une personne ne soit pas intéressée à connaître l’histoire de sa famille, l’histoire de son collège et, par extension, l’histoire de son pays », a répondu Yvan Martial sur la pertinence de connaître l’Histoire pour construire une nation.
Jacques Malié a expliqué que l’ouvrage a été écrit dans le cadre de la célébration des 75 ans du CSE. Le livre comprend quatre sections : la « préhistoire » pendant les années 1920, le collège sous différents rectorats jusqu’à aujourd’hui, les activités culturelles et sportives et, enfin, l’ère laïque (de 1976 à ce jour). Il propose également une liste de tous les recteurs, présidents de board, présidents des associations parents-enseignants (PTA), présidents de l’association des “Old Boys”, enseignants, lauréats et élèves, de 1938 à 2013.
Pour Robert Decotter, ce livre est un trait d’union entre tous ceux ayant fréquenté le collège. Edmont Maurel a, de son côté, argué que le CSE a marqué l’histoire de Maurice. Il a, dans ce contexte, nommément cité le nom de certains anciens élèves qui, une fois adultes, ont influencé la vie professionnelle, sociale, politique, culturelle, économique ou religieuse du pays. Une copie du livre a ensuite été remise à Pierre du Mée et Dylan Dulthummon. L’ouvrage est disponible au collège et dans les librairies Le Cygne et Bookcourt au prix de Rs 950. Les fonds récoltés serviront à réparer la chapelle du collège.