L’heure est au bilan pour le Club Maurice, qui a bouclé sa participation dans ces 8e Jeux de la Francophonie vendredi avec l’épreuve du 20 km marche. Certes cette conclusion a pris fin avec une médaille de bronze remportée par Jérôme Caprice dans une épreuve où, au pire, il devait gagner une médaille de… bronze en raison du fait qu’il n’y avait que trois participants au départ. Mais le bilan chiffré des médailles pour le Club est le suivant : une d’or, une d’argent et trois de bronze. Un bilan sans aucun doute mi figue mi raison et, comme en 2009, c’est la culture à travers la danse que Maurice se fait un classement de choix au tableau des médailles grâce au numéro des frères Joseph, qui remportent l’or. Or, la médiocrité a été aussi au rendez-vous de ces 8e Jeux pour les Maurice avec des lutteurs inexistants. Alors que la sélection nationale de moins de 20 a été la risée de l’Afrique.
Commençons par cette médaille d’or de Maurice. Comme en 2009 au Liban avec la troupe Stéphan Bongarçon, l’honneur mauricien à ces Jeux de la Francophonie a été sauvé par les danseurs des frères Joseph qui, avec leur création, une chorégraphie rendant hommage aux Salines de Tamarin, Di Sel, a émerveillé le juré. Une performance qui a permis à ces deux jeunes créateurs de décrocher la timbale. Pour l’histoire, les frères Joseph faisaient partie de la troupe Bongarçon qui avait remporté l’or en 2009 au Liban.
Les trois médailles de bronze sont à mettre d’abord à l’actif de l’athlétisme, qui en a remporté deux par l’entremise de Bernard Baptiste au lancer du poids et Jérôme Caprice pour la marche. Même si la performance du lancer, 17,56 m, est encore loin de ses 18 m, le docteur a été une source de satisfaction dans le camp mauricien en athlétisme. En effet, cette équipe était la plus importante du Club Maurice à Abidjan, mais, au final, les résultats n’ont pas suivi, voire ont été loin des espérances. Il n’y a eu que des 4e place, notamment pour Jessika Rosun, Orwin Emilien ou Christopher Sophie. Puis, cette médaille de bronze, qui ne pouvait échapper à Jérôme Caprice dans les 20 km marche, du fait qu’il n’y avait que trois participants à cette course.
L’autre médaille de bronze, soit la troisième pour Maurice, sonne comme une claque pour l’entraîneur qui a été au bord du tapis pour assister à cette victoire. Certes, c’est une médaille de bronze, mais sa portée est toute autre pour la judokate Sarah Sylva en moins de 48 kg. Cette judokate, comme nous l’avons indiqué dans l’édition de la semaine d’avant, a été approchée en raison de la non-participation de Priscilla Morand. Il faut savoir que cette fille n’a eu aucune préparation en raison du fait que Sarah Sylva est considérée par les entraîneurs nationaux comme une « rebelle » et une proche de Joseph Mounawah. Pour cela, Sarah Sylva aurait été « punie » et retirée de l’équipe qui a participé aux Championnats d’Afrique à Madagascar. Cette médaille n’est que douce revanche pour elle. Comme la médaille d’argent de Christiane Legentil en moins de 52 kg, qui est aussi une revanche sur le sort pour cette judokate, qui galère depuis que la fédération ne fonctionne plus.
Par contre, la honte de ces Jeux dans le camp Maurice est arrivée de deux « team sports », à savoir le basket-ball et le football. Ces deux formations ont été la risée de cette compétition des Jeux de la Francophone avec des performances qui dépassent la compréhension humaine et sportive. Un 5-0 contre le Ségénal et un 8-0 contre Maroc, c’est sans doute le nouveau record depuis le 7-0 contre les Seychelles du Club M, il n’y a pas si longtemps. Les 112 points encaissés par l’équipe de basket sont aussi des records qu’aucune nation sportive n’aurait aimé en être le détenteur. Des performances qui démontrent à quel point les dirigeants de ces deux fédérations sont à côté de la plaque.
Idem pour la lutte. Les deux lutteurs, Cédric Adroit et Joris Bandou, ont été inexistants dès le premier jour de compétition. Le tennis de table, pour sa part, a su tirer son épingle du jeu. Mais les résultats ont démontré que la route est encore longue.