La Flamme des Jeux est le symbole même de la fraternité entre les îles de l’océan Indien. Elle témoigne de la chaude ambiance à ces Jeux. Une manifestation qui offre l’occasion unique aux jeunes de l’océan Indien de tisser davantage de relations entre eux à travers le sport et la culture.
L’idée de faire voyager la Flamme d’un endroit à un autre a germé début 2003 lors d’une conversation entre Michael Glover, Chief Executive du comité organisateur (COJI) des 6es Jeux des îles, et son secrétaire général, Yves Fanchette. Le premier nommé confie au second la charge de tout mettre en place pour concrétiser ce projet. L’objectif étant de rapprocher les Mauriciens des Jeux, confiera Michael Glover. Yves Fanchette élabore le programme et désigne les lieux où s’arrêtera la Flamme sur son parcours. “Dans chaque endroit où s’arrêtait la Flamme, un concert populaire réunissant 4,000 à 5,000 personnes était organisé en soirée. L’ambiance était électrique”, se souvient Michael Glover. Les jeunes et les handicapés sont aussi partie prenante de ce grand rassemblement patriotique.
Tradition
La Flamme effectue aussi un passage à Rodrigues. La torche se transforme en une petite lampe tempête et c’est ainsi qu’elle est montée dans l’avion. La lampe est solidement attachée à un siège spécialement conçu pour l’occasion. Un millier de personnes l’attendent à l’aéroport de Plaine Corail. Elle est ensuite portée par des dizaines d’athlètes sur 25 kilomètres jusqu’au stade de Port Mathurin. Daniel André, premier athlète rodriguais à participer aux Jeux Olympiques (en 1984 à Los Angeles) gravit les dernières marches pour allumer la vasque. Ainsi débute la première veillée de la Flamme en terre rodriguaise.
La Flamme revient ensuite à Maurice et 3,500 personnes sont choisies pour se relayer de Plaisance au stade Anjalay à Belle Vue, sur 507 km, pendant huit jours, le long d’un parcours qui aura littéralement quadrillé notre île.
Relais
Depuis, cette tradition se perpétue. En 2007, à l’occasion des 7es Jeux, la ville de Toamasina est la première agglomération malgache à accueillir ce symbole de l’esprit olympique rapporté de Maurice. Sitôt débarquée de l’avion, la Flamme est accueillie par les autorités locales. Par tradition et pour donner toute sa signification au symbole, une chaîne d’athlètes effectue le relais jusqu’au site de compétition, destination finale de la Flamme. L’honneur d’être le premier porteur de la flamme olympique revient à Rabenala Toussaint à Toamasina. Bao Monique est la cinquante-neuvième et dernière à la porter pour la placer devant l’Hôtel de Ville où se tient une manifestation populaire.
Cette année, pour la première fois, la Flamme a voyagé dans trois îles différentes. Elle est partie de Madagascar et a fait un crochet à la Réunion avant de parvenir aux Seychelles. À son arrivée à l’aéroport Roland-Garros à Saint-Denis, le flambeau a reçu un accueil chaleureux du monde sportif. S’en est suivi un relais pédestre de plusieurs dizaines de kilomètres jusqu’au chef-lieu. Des sportifs, toutes générations confondues, se sont passé le flambeau, marquant ainsi l’attachement des Réunionnais aux Jeux.
Seychelles
À son arrivée aux Seychelles, Antonio Gopal, président de l’Association seychelloise des Jeux Olympiques et du Commonwealth, a transmis la Flamme au ministre du Développement communautaire, de la Jeunesse et des Sports, Vincent Meriton. “La flamme des Jeux est là !”, a affirmé ce dernier, en tenant fermement dans sa main droite le symbole de l’esprit olympique.
Vincent Meriton a tenu à dire que l’arrivée de la Flamme des Jeux représente la dernière ligne droite avant la cérémonie d’ouverture officielle des 8es JIOI, prévue le 5 août au Stad Linite à Roche Caïman.
Heureux de constater que cette tradition se perpétue, Michael Glover n’a pas manqué d’avoir une pensée pour Yves Fanchette, qui est actuellement souffrant. Une manière de rendre hommage à celui qui aura été l’un des architectes de cette belle aventure.