Les laséristes et les véliplanchistes feront leur retour aux JIOI après huit ans d’absence. En effet, depuis les Jeux de 2003 à Maurice, ils n’avaient pas été conviés au rendez-vous indianocéanique. Alors, que peut-on attendre des barreurs aux Seychelles ? « De bonnes performances », soutient l’entraîneur national, Mike Lafleur. D’ailleurs, tout tient dans l’amalgame qu’il a réalisé pour sa sélection nationale.
Le groupe comporte quelques rescapés de l’édition 2003 des JIOI. Avec Fabrice Leclézio en maître à jouer, Robert Rault, Valérie Gérard, l’escouade peut compter sur sa vielle garde pour faire flotter le quadricolore. Et il y a aussi la jeune génération, talentueuse, qui veut émuler ses aînés.
« Notre force, c’est d’avoir pu faire cet amalgame de jeunes talents et d’anciens barreurs. Les jeunes seront la fougue, ils pourront jouer la gagne, alors que les anciens auront l’avantage de l’expérience. Pour nous, c’est non-négligeable », argumente Mike Lafleur.
Pourtant, l’équipe est solide. On peut donc espérer qu’ils ne seront pas emportés par les rafales réunionnaises ou seychelloises. « On n’a pas trop entendu parler d’eux », avance Mike Lafleur. Mais il ne veut surtout pas pêcher par excès d’optimisme. « Ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas travaillé. Mais nous non plus, on n’a pas chômé », soutient-il.
Par cette phrase, il veut dire que la nouvelle génération de barreurs a pris ses marques au lendemain des JIOI, brillamment remportés par la sélection mauricienne, avec ses trois médailles d’or.
« La pépinière de 2004 est devenue l’élite d’aujourd’hui. Nous avions déjà pensé à cette stratégie à l’époque. Maintenant, nous attendons de cueillir les fruits », sourit Mike Lafleur. De plus, l’ancienne garde aura la lourde charge de guider leurs cadets sur la bonne voie. « C’est ce que nous voulions voir. Ils ont pris leurs marques comme aînés et seront là pour encadrer les plus jeunes. »
Maintenant, les adversaires ont de quoi être inquiets. La sélection de Maurice a eu l’aide de sparring-partners de poids, à l’instar du véliplanchiste l’Australien Sean O’Brien. « Ces stages et rencontres étaient nécessaires. Nous avons pu mesurer nos forces par rapport à des gars qui sont d’un niveau plus élevé que nous », explique l’entraîneur national.
Pour l’instant, l’ambiance est plutôt à la relaxation et aux retouches. Mais aux Seychelles, ce sera différent. « Nous aurons droit à deux régates par jour. Il faudra tenir le coup. » C’est d’ailleurs la grande question. « Ils ont été préparés pour ce rendez-vous. Ils seront prêts », affirme Mike Lafleur.
Mais l’autre grande question est de savoir si les barreurs et les véliplanchistes pourront s’adapter aux conditions des eaux seychelloises. « Nous avons étudié plusieurs façons de travailler. Nous avons envisagé toutes les situations, et je peux vous dire que nous n’avons rien laissé au hasard. »
Cependant, personne ne sera à l’abri d’un caprice des éléments dans les eaux seychelloises. « Il faudra aviser. Mais ils ont été préparés pour ça. » En outre, les athlètes ont reçu l’aide de la psychologue Virginie Bissesur pour les aider dans leur préparation. « Croyez-moi. Ce sont ce genre de choses qui font qu’une médaille nous revienne ou nous échappe. Les barreurs ont appris à gérer la pression, ils savent se contrôler. Ce sera leur plus grande force », souligne avec conviction l’entraîneur national.
Et maintenant, que leur reste-t-il à accomplir pour être au top aux JIOI ? « Rien. Nous avons tout fait, tout analysé, tout préparé. Nous devons seulement nous focaliser sur l’événement, vivre chaque régate avec toute son importance. »
Depuis le début de la semaine, l’équipe est presque au repos. Quelques petits détails à ajuster et la tête sera déjà à Mahé. « Nous allons surtout préparer le matériel, revoir certaines choses et apporter quelques retouches. »
Une fois en terre seychelloise, l’objectif sera d’émuler la génération dorée, celle qui avait dominé de la tête et des épaules les Jeux de 2003. « Le but, c’est de faire aussi bien que 2003. » Avec l’équipe mise sur pied, les rêves pourraient devenir réalité…