Les premières épreuves du Primary School Achievement Certificate, qui se déroulent aujourd’hui et demain, retiennent l’attention de la population en cette fin de mois d’août. En ajoutant les 275 “private candidates”, un total de 20 421 candidats prendront part aux examens nationaux tandis que 6 000 personnes, incluant les policiers, ont été mobilisées pour le bon déroulement de cette étape. Brenda Thanacoody-Soborun, directrice du MES, se dit « très satisfaite » des préparatifs enclenchés depuis 2015, aboutissant aujourd’hui à la réforme de ces examens de fin de cycle primaire.
C’est pour réduire le stress des examens sur les enfants que le ministère de l’Education, dans son projet de réforme, a décidé de répartir les épreuves écrites en deux temps. C’est ainsi que les candidats prennent part aujourd’hui et demain aux questionnaires de “Sciences” et de “History & Georgraphy” respectivement. Ils seront à nouveau en salles d’examens au mois d’octobre pour trois autres “core subjects”, soit l’anglais, le français et les mathématiques, ainsi que pour les langues asiatiques, arabe et kreol morisien (sur une base optionnelle). Les avis sont cependant partagés parmi les parents, mais aussi parmi les profs, sur ce choix des autorités d’avoir deux dates différentes. Ceux qui y sont favorables disent eux aussi que le « stress est quelque peu atténué » et que les enfants « seront plus détendus » en sachant qu’ils n’auront que trois matières sur lesquelles se concentrer au mois d’octobre. Ceux qui ne sont pas d’accords, en revanche, estiment que les épreuves qui se tiennent aujourd’hui et demain « ont bousculé l’agenda de travail des profs travaillant avec des élèves à un rythme plus lent », avec, pour conséquence, selon eux, « un décalage dans le calendrier de révision » en classe et à la maison. « Dans le fond, rien a changé. Bien au contraire : ces deux premières épreuves au mois d’août ont activé le stress des examens sur les enfants et cela durera jusqu’au mois d’octobre », disent ceux qui ne sont pas favorables à ce changement de date.
Les responsables du MES, silencieux depuis plusieurs mois sur les préparatifs concernant la première édition du PSAC, affichent pour sa part la sérénité. « Nous avons une équipe bien rodée pour l’organisation de ces examens », dit la directrice au Mauricien. « Les préparatifs se sont déroulés selon les procédures mises en place depuis plusieurs années pour l’examen de fin d’étude primaire mais avec un accent sur le renforcement des mesures de sécurité pour s’assurer que ce premier PSAC se déroule dans les meilleures conditions. Nous avons ajouté un niveau plus élevé de vérification dans la préparation des questionnaires pour renforcer le contrôle de qualité », rassure Brenda Soborun.
Qu’en est-il justement du niveau de ce nouveau type de questionnaire pour le PSAC ? « Le questionnaire a pris en compte les différents niveaux des élèves en fonction du curriculum », répond la directrice du MES. L’admission de leur enfant au collège l’année prochaine est la principale préoccupation des parents, outre bien sûr les épreuves des examens. Et contrairement aux précédentes années, les parents ont déjà fait connaître leur choix de collèges aux autorités concernées depuis la rentrée de ce troisième trimestre. « La quasi-totalité des parents ont respecté les procédures administratives. À la fin de la semaine dernière, seul un petit groupe d’élèves n’avait pas encore rendu le formulaire d’admission », indique la directrice du MES. Cette dernière a beau rassurer qu’il « y aura de la place pour tout le monde », les parents restent anxieux quant au « niveau et à la qualité » de l’école que leur enfant obtiendra, en raison surtout du retrait de la quinzaine de National Schools de la liste d’admissions. « Notre choix est très limité. Il y a très peu de bons collèges dans la zone où nous habitons », entend-on souvent du côté des parents des Schools Candidates.
Mais du côté du MES, l’organisme qui octroie les places en Grade 7, on affirme qu’il y a « une bonne variété d’écoles » dans les quatre zones. « Depuis qu’on a commencé à parler de la réforme, nous avons fait plusieurs simulations pour l’octroi des places en Grade 7 en nous basant sur les résultats des années précédentes. Cette année, les chiffres sont plus précis et nous sommes satisfaits de ce côté-là. Tous les enfants devraient recevoir une place en fonction de leurs résultats et de leur lieu de résidence », affirme sur un ton catégorique Brenda Soborun.
Autre point à relever pour le PSAC, et qui constitue une nouveauté : l’introduction de “Communication skills”, qui est une épreuve au niveau de l’oral. Les candidats ont déjà pris part à cet examen oral dans leur école. Soulignons que les points obtenus dans cette matière ne seront pas comptabilisés pour l’obtention du diplôme du PSAC. En revanche, la performance du candidat dans cette discipline est classée en trois niveaux, soit “Basic”, “Intermediate” ou “Profficient”. La notation obtenue par le candidat dans cette discipline figurera sur le certificat du PSAC octroyé par le MES. Notons par ailleurs que 15 détenus se trouvent parmi les Private Candidates, soit huit à la prison de Melrose et sept au Rehabilitation Youth Centre.