Les Mauriciennes comptent monter sur le podium, dans cette discipline qui est inscrit pour la première fois  au programme des Jeux des Îles de l’océan Indien (JIOI) pour les équipes féminines et la deuxième fois depuis les Jeux de 1998. Conscientes de la supériorité des Réunionnaises dans cette discipline, Maurice ira pour la médaille de bronze.
Les Mauriciennes ont été tirées dans le groupe B en compagnie des Seychelloises, des Maldiviennes et des redoutables Réunionnaises. Selon Dominique Filleul, Directeur technique national (DTN), « La Réunion sera intouchable.  Outre d’évoluer dans leur fief au gymnase Daniel-Narcisse de la Possession, elles ont des joueuses de très haut niveau. Sur papier,  je ne vois aucune équipe qui pourra leur priver du sacre ». Mais cela n’empêchera pas Maurice d’atteindre les objectifs fixés, malgré que l’équipe ait été chamboulée à quelques semaines des JIOI.
En effet, deux expatriées et cadres importants de l’effectif, à savoir Anitha Grapinet et Stéphania Sheik Meera ne sont pas éligibles pour ces jeux car elles auraient dû avoir la nationalité mauricienne un an avant la date de l’enregistrement nominatif définitif, comme stipulé dans la charte des jeux. Ce règlement du Conseil International des Jeux (CIJ) a été un coup de massue pour l’ensemble des joueuses de la sélection mauricienne. Avec ces absences, le technicien a dû remodeler l’équipe, forçant les joueuses à travailler deux fois plus pour être au top pour le rendez-vous indianocéanique. 
Ainsi, plusieurs stages ont été organisés. Durant le semaine écroulée, l’équipe féminine de St-Gilles (La Réunion) et la sélection nationale de Mayotte étaient à Maurice pour disputer des matches amicaux contre le quadricolores.  Les Mauriciennes ont essuyé trois revers contre les handballeuses de l’île soeur avant d’en faire les frais des Mahoraises quelques jours après. Quatre défaites et un match nul en  autant de sorties, les filles ont encore du pain sur la planche. Dans un entretien accordé à un quotidien, Léa Nanicaoudin (St-Gilles/REU), avait fait ressortir que les Mauriciennes sont très faibles, qu’elles évoluent à un niveau moyen et qu’elles sont des adversaires à leur portée.
Voilà une déclaration qui risque de réveiller les protégées de Dominique Filleul. Attention donc à la bête blessée. « Les filles veulent réaliser une performance honorable pour leur première participation aux JIOI. Elles ont à coeur de gagner pour honorer Grapinet et Sheik Meera, leurs quo-équipières qui malheureusement, ne seront pas de la partie à La Réunion, mais qui seront présentes dans leur coeur. Les sélectionnées ont beaucoup progressé et nous continuons de travailler en ce sens. Nous avons les moyens de remporter la médaille de bronze qui est tout à fait à notre portée. Elle se jouera peut-être contre les Mahoraises », pense notre interlocuteur.