En attendant le tirage au sort des sports collectifs prévu cet après-midi, la première journée de la réunion du Conseil International des Jeux (CIJ), s’est tenue, hier à Saint-Denis (île de la Réunion). Sous la présidence du Mauricien Philippe Hao Thyn Voon, cette première partie des travaux en vue de la 9e édition des Jeux des îles a surtout été axée sur la validation des règlements techniques. Et ce, en présence des représentants de l’île soeur, de Madagascar, des Seychelles, des Comores et de Mayotte.
À l’ouverture de cette première journée d’une réunion qui est en fait la dernière avant le coup d’envoi des Jeux, Philippe Hao Thyn Voon a affiché la confiance. « À 80 jours des Jeux, on voit que ce sera un succès ». Un optimisme que ne partage pas nécessairement le Réunionnais Jean-François Beaulieu, secrétaire général du CIJ. « Les travaux semblent bien avancés. Nous sommes dans les temps. Il reste toutefois des choses à ajuster sur la prévention et les secours. Il faut également que la jauge réponde à l’expression de la demande concernant les délégations », souligne Jean-François Beaulieu. Elle a été fixée à 1790 athlètes et entraîneurs, dans un Village des Jeux qui se situe dans les cités du Crous, au Moufia. De son côté, Julie Bouaziz, la directrice de cabinet du Préfet a insisté que les demandes de visas arrivent au plus vite.
Pour sceller l’aspect compétitif, les règlements techniques des 14 disciplines au programme des Jeux étaient hier également validés, Il a ainsi été décidé que deux joueurs supplémentaires seront acceptés en tennis de table et au badminton, pour atteindre les chiffres de 10 et 12 respectivement, alors qu’un troisième arbitre pourra être admis du côté du basket-ball. Quant aux expatriés qui se trouvant dans les présélections mauriciennes de handball, ils ont été définitivement exclus. Anita Grapinet, Stéphania Sheikmeera et Damien Lauret n’ayant pas obtenu la nationalité mauricienne dans les délais prescrits. Il est à noter que ces trois joueurs, nés de parents mauriciens, habitent et évoluent à l’île de la Réunion.
Reste que les organisateurs s’attellent à obtenir une ferveur populaire pour cette manifestation. Aucune trace à ce jour sur l’île de ce qui est pourtant présenté comme le grand événement sportif de la zone. À peine une mascotte, Ti Bayoun, et un logo sorti des presses pour appâter le chaland. « Il n’y a pas d’engouement », admet Thierry Grimaud, le président du comité d’organisation, qui doit aussi composer avec un budget serré. « Mais on va communiquer sur quoi ? » questionne-t-il. Et pourtant, l’entrée à pratiquement toutes les compétitions sera gratuite. Le passage de la flamme des Jeux dans les 23 communes à partir du 26 juillet permettra-t-elle de raviver cette ferveur. Thierry Grimaud demeure sceptique. « Du 4 juillet et son arrivée à Gillot au 26 juillet, elle va traverser 23 communes avec des animations, les gens vont en parler. Cela semble quand même léger pour allumer un feu difficile à faire prendre à la Réunion où contrairement à nos voisins, il faut reconnaître qu’il n’y a pas cette ferveur nationale ».
Il est à noter qu’au cours du tirage au sort pour le football, le volley-ball, le basket-ball et le handball, la Réunion en tant qu’organisateur et les tenants du titre dans les différentes disciplines seront les têtes de série.