La sélection masculine de volley-ball aura la lourde responsabilité de retrouver le podium pour effacer les désillusions des deux dernières éditions. Les protégés de Melchior Miniopoo sont concients qu’ils seront attendus au tournant, face aux forces en présence en terre réunionnaise et l’occasion est si belle de renouer avec le lustre d’antan. La tâche s’annonce herculéenne, mais pas impossible.
L’épopée de 2003 (Maurice) est toujours dans les têtes. Et pourtant, cela fait maintenant presque 12 ans que le volley-ball masculin connaît une traversée du désert avec notamment deux échecs cuisants, en 2007 à Madagascar et en 2011 aux Seychelles. Mais oublions le passé pour un moment et concentrons-nous sur le présent. Les coéquipiers de Gilbert Alfred viseront un 4e sacre aux JIOI après ceux enregistrés en 1979 (Réunion), 1990 (Madagascar) et 2003. Le coach national, Melchior Miniopoo (52 ans), a l’expérience qui parle pour lui, lui qui faisait partie de l’équipe qui avait été sacrée en 1990. Connaîtra-t-il le même succès qu’un dénommé Fayzal Bundhun (président de l’Association mauricienne de Volley-Ball), médaillé d’or de l’épopée 79 en tant que joueur et en tant qu’entraîneur de la sélection masculine en 2003 ? C’est tout le mal qu’on lui souhaite.
Il possède un groupe de jeunes talents (Hansley Casimir, Akash Doobraz, Brian Perrine, Jason Radoo et Kevin Larose entre autres) associés à des joueurs expérimentés que sont Sunil Mudhoo, Gilbert Aldred et Éric Louise, médaillés d’or en 2003. Le fait marquant de ce groupe demeure la sélection de deux libéros (Casimir et Louise). Kevin Larose, qui évoluera au poste de pointu, s’annonce comme l’un des joueurs clés, lui qui a pu se libérer de ses obligations professionnelles à Rodrigues. La sélection peut également compter sur l’appui du Directeur Technique National (DTN), le Français Fabrice Chalendar. « Les joueurs sont conscients de l’enjeu. Je possède un groupe très pro avec un effectif soudé qui travaille assidûment aux entraînements. Je n’ai rien à leur reprocher et les maîtres mots demeurent discipline et application », a indiqué Melchior Miniopoo.
Lui et ses hommes sont actuellement en Égypte et participent au Championnat d’Afrique des Nations (CAN) du 21 au 30 courant. L’occasion pour l’entraîneur d’effectuer les derniers réglages. « C’est une aubaine pour les joueurs de bénéficier de ce genre de frottements face aux meilleures nations africaines. C’est un moyen de bien se situer et d’apprendre au contact des meilleurs. Ce sera l’occasion également de consolider l’effectif, ce qui demeure primordial en vue des échéances à venir », avait-il ajouté. À noter que Maurice fait partie de la Poule A en compagnie de Mayotte, Maldives et les Seychelles (favoris).
Ce sera difficile de rivaliser avec les forces en présence d’autant que les Seychelles et la Réunion font figure d’épouvantails. Les Dallons, tenant du titre, possèdent des joueurs d’expérience, eux qui ont effectué un stage en France. Quant aux Réunionnais, qui n’ont jamais remporté l’or dans cette discipline, donneront le maximum pour se surpasser devant leur public. Favoris de la Poule B, ils auront affaire aux Comores et à Madagascar. Les Malgaches, sous la tutelle d’Éric Saramba, finalistes en 2003 et sacrés sur leurs terres en 2007 seront également des prétendants au titre. La bataille pour le plus précieux métal sera des plus acharnées. La sélection nationale aura du pain sur la planche mais tout peut arriver. Le tout sera de faire honneur au quadricolore national en allant chercher cette médaille qui nous fuit depuis si longtemps.