Le ton est parfois monté d’un cran, mais le calme a toujours prévalu. Au final, le ministre Devanand Ritoo a fait clairement comprendre aux présidents et dirigeants des 14 disciplines concernées par les 9es Jeux des îles 2015, les représentants des handisportifs inclus, ce qu’il attendait d’elles et qu’il leur faisait confiance pour que Maurice remporte la victoire l’année prochaine au rendez-vous réunionnais.
Les 9es JIOI constituaient le deuxième volet de la rencontre qu’il tenait hier au NPF, Rose-Hill, avec les dirigeants des fédérations. Dossiers en main, le ministre les a tour à tour interpellées, invitant celles qui sont confrontées à des conflits ou à des difficultés à s’expliquer sur la situation qui prévaut au sein de leur discipline à une année de l’événement.
« C’est un événement très important pour lequel chacun doit assumer ses responsabilités. En tant que dirigeants, vous devez être des meneurs d’hommes pour diriger votre discipline. Autrement, vous savez ce qu’il vous reste à faire. Il faut harmoniser l’entente et la cohésion entre dirigeants-sportifs et le MJS, d’autant que l’État et nos partenaires sont prêts à investir gros pour atteindre notre objectif. Si vous ne pouvez pas faire l’effort, il est encore temps de partir », a-t-il sévèrement déclaré.    
Le ministre a affirmé qu’à partir « d’aujourd’hui (ndlr :  lundi 1er septembre 2014), tous les coaches qui sont en service de manière bénévole seront rémunérés et tous les problèmes liés au transport n’existent plus désormais. » Il a exigé que chaque fédération lui donne régulièrement un relevé de la progression de leurs sportifs en perspective de ces Jeux des îles, symbole de fierté de la nation. « Nous voulons tous êtes les meilleurs de la région… Donc, aujourd’hui même (lundi), cessez avec les conflits et autres tiraillements afin de pouvoir apporter les résultats. Trouvez-vous un DTN pour travailler et engagez-vous pleinement à votre mission, comme certaines fédérations le font depuis longtemps », a-t-il exhorté.
Visiblement sûr de ses données, le ministre a ensuite interrogé les dirigeants de chaque fédération présente, les invitant à commenter la situation dans leur discipline et, si possible, le rassurer si tout est en bonne voie. S’il n’a pas tari d’éloges envers les fédérations de boxe, de natation et à un degré moins d’athlétisme, de tennis de table, tennis, handball et badminton, il devait constater que le flou existe toujours autour d’autres fédérations telles le football, le cyclisme, le judo, la voile, quant à la préparation de leurs sportifs, entre autres.
Par contre, le basket-ball et le volley-ball marqués par des conflits internes et l’haltérophilie, éclaboussée d’abord par le récent cas de dopage, puis par la prestation jugée « below expectations » des leveurs mauriciens aux Jeux du Commonwealth à Glasgow et par les conflits impliquant l’entraîneur national et les athlètes, ont été sévèrement repris.
Sur un ton modéré, Philippe Li Kam Chung (basket-ball) a donné l’assurance que tout rentrera dans l’ordre à travers l’assemblée générale spéciale prévue le 14 courant. Par contre, le ton est monté lorsque Jimmy Moonien et Poorun Bhollah (haltérophilie) ont réagi pour expliquer la contre-performance à Glasgow et la source du conflit qui en a résulté.
Quant au président de l’association mauricienne de volley-ball, Bharun Teeroovengadum, il a convaincu dans sa version des faits qu’il ne méritait pas les critiques qu’il avait récemment subies dans la presse et qu’il n’avait rien à se reprocher au sujet des conflits émanant du refus d’une joueuse à rejoindre la présélection nationale.     
Enfin, le ministre Ritoo s’est offusqué du départ de Daniel Gérard (handball), disant qu’il a quitté cette rencontre sans la moindre excuse ni explication. « Je crois qu’il se fout des gens… », a martelé le ministre.