De l’économie à tous étages. C’est dans cet esprit que le Comité d’Organisation des Jeux des Iles de La Réunion (COJI Réunion) aborde la dernière année des préparatifs des 9es JIOI. En effet, les membres du Conseil International des Jeux (CIJ) qui se réuniront les 25 et 26 juin à La Réunion seront appeler à prendre la décision la plus importante depuis l’organisation, à savoir la réduction du nombre de jours des compétitions. De 10 jours initiaux, les 9es Jeux des Iles à La Réunion ne se déroulent que sur 8 jours. C’est-à-dire du 1er au 8 août 2015 dans «un souci de réduire les dépenses d’organisation aussi bien que des pays participants», a-t-on indiqué à Week-End au sein du COJI Réunion.
Cette décision que les membres du CIJ seront appelés à entériner, il va sans dire que le calendrier des compétitions sera beaucoup plus dense et les compétitions d’athlétisme risquent fort bien de commencer au premier jour des Jeux. Les membres du CIJ seront aussi appelés à statuer sur une condition imposée par le COJI et que les pays  participants n’arrivent pas à respecter. Il s’agit, en effet, des 25% demandés sur les engagements nominatifs des pays. Une décision qu’avait approuvée  le CIJ dans le but de permettre au comité organisateur de faire des prévisions dans tous les aspects de l’organisation, y compris pour éviter des engagements fictifs. Une somme qui devait être retournée aux pays une fois les engagements définitifs  obtenus.
A ce jour, seul Maurice s’est souscrit à ce règlement, ce qui pose un problème sérieux au COJI Réunion qui n’a pas à ce jour bouclé les règlements  techniques et généraux. Mais le problème le plus important auquel aura à faire face le CIJ ce n’est pas d’ordre sportif, mais d’ordre humain. Notamment la question des droits de l’homme aux Maldives, concernant les adolescentes.
Le gouvernement des Maldives vient, en effet, de rétablir la peine capitale pour les enfants.  Un adolescent de 16 ans a été inculpé de meurtre, devenant le premier mineur susceptible d’encourir la peine de mort depuis le rétablissement de la peine capitale dans l’archipel musulman. Depuis le 27 avril 2014, le gouvernement des Maldives a de nouveau adopté la peine de mort pour les mineurs âgés d’au moins 7 ans, mettant fin à un moratoire de soixante ans.
Ce qui n’est pas pour plaire aux mouvements anti-peine de mort à La Réunion qui projettent de manifester lors de la réunion du CIJ.