Absentes lors de la dernière réunion du Conseil international des Jeux (CIJ) le 20 février dernier à La Réunion, les Maldives ont jusqu’à ce jeudi pour faire savoir s’ils participeront ou pas aux 9es Jeux des Iles de l’océan Indien, prévus désormais du 1er au 9 août prochain. Selon Vivian Gungaram, coordonateur de la direction technique des Jeux, une correspondance a été envoyée aux responsables maldiviens, jeudi. Passée la date du 5 mars, le comité d’organisation des Jeux des Iles (COJI) et le CIJ n’auront d’autres alternatives que de composer sans les Maldives. Ce qui impliquera alors pas mal de chamboulement au niveau des calendriers des 14 compétitions inscrites au programme des Jeux.
Cette déclaration a été faite, mercredi matin, lors d’un point de presse du président du CIJ, Philippe Hao Thyn Voon, qui avait à ses côtés Vivian Gungaram. Ce dernier a indiqué que les Maldives étaient absentes le 20 février à La Réunion et n’avait toujours pas confirmé le nombre total de sa délégation. Le CIJ leur a alors alloué 50 places et malgré cela, les Maldives n’ont pas payé les frais de participation et n’ont pas confirmé. « Je dirai que les Maldives sont en mode silence. C’est sûr que cela va causer de gros inconvénient s’ils ne confirment pas. C’est la raison pour laquelle le président du CIJ va envoyer une lettre demain (Ndlr : jeudi dernier) où la date limite du 5 mars sera appliquée », a déclaré Vivian Gungaram.
Selon lui, si les Maldives ne donnent aucune réponse, le COJI aura alors à procéder à des réajustements, notamment au Village des Jeux et au niveau du programme également. « Il y a effectivement plusieurs choses à prendre en considération, notamment la préparation du village des Jeux. Car le COJI ne peut travailler avec un nombre aléatoire et doit se baser sur du réel. Une non-participation des Maldives pourrait aussi éventuellement repousser le début des compétitions d’un, voire deux jours. Tout dépendra de la direction technique du COJI. Selon les prévisions, c’est le football qui doit marquer le début des compétitions le 30 juillet », a-t-il expliqué.
Commentant sur la demande tardive des fédérations de natation de l’océan Indien pour repousser la période des Jeux, Vivian Gungaram a indiqué que c’est impossible et ce, pour plusieurs raisons. « La tenue des championnats du monde est connue quatre ans à l’avance et faire changer la date des jeux sur une demande tardive n’est pas possible pour le COJI. A titre d’exemple, il y a le dépôt qui a déjà été fait auprès des hôtels, sans oublier qu’il se pourrait que le président de la République (Ndlr : François Hollande) qui sera en mission à La Réunion, soit présent à la cérémonie d’ouverture », a-t-il fait remarquer.
Avec la tenue des compétitions de natation prévue du 4 au 8 août, Vivian Gungaram a indiqué que, pour la première fois au cours d’un Jeux – tous Jeux confondus à travers le monde -, les compétitions d’athlétisme sont programmées avant celles de natation. C’est ainsi que le marathon donnera le coup d’envoi au matin du 1er août. D’autre part, Vivian Gungaram a expliqué que depuis la réunion de juin dernier, il y a eu beaucoup de réactions par rapport à la proposition de La Réunion d’organiser les Jeux du 1er au 8 août. « Au départ, les autres pays affiliés avaient clairement fait remarquer que cette période était insuffisante dans le cas de certaines disciplines à l’image du badminton, du tennis de table, de la natation et même du football. Il y a eu ensuite beaucoup d’échanges de correspondances avant que le COJI ne vienne avec une nouvelle proposition le 20 février. Celle de rallonger les Jeux d’un jour supplémentaire (Ndlr : 1er au 9 août). »
Vivian Gungaram a ajouté que le COJI a pris en considération un autre aspect, notamment en ce qui concerne l’arbitrage. Selon la nouvelle configuration, les règlements techniques internationaux font état de la présence de trois arbitres par pays au niveau des compétitions de basket-ball. Selon Vivian Gungaram, cette demande a été avalisée par le COJI le 20 février toujours. Ce dernier a rappelé que le Camp des Jeunes, introduit  en 2003, à Maurice, se tiendra pendant les Jeux et que les participants résideront au CREPS de Champ Fleuri à St Denis. D’autre part, Vivian Gungaram e expliqué que des mesures nécessaires ont été prises pour assurer la couverture en directe des compétitions à la télévision et ce, grâce aux facilités offertes par l’ARTOI. Il a ajouté que des démarches sont envisagées auprès de Mayotte, afin de bénéficier des logistiques nécessaires pour assurer un deuxième directe.
Pour sa part, le président du CIJ et également du comité olympique mauricien (COM), Philippe Hao Thyn Voon, a indiqué que la réunion du 20 février était préparatoire en vue de la grande réunion des 13 et 14 mai prochain, à La Réunion. « Lors de notre dernière visite à La Réunion, il y avait pas mal de petits soucis. Je peux vous dire que tout a été aplani. D’ailleurs, la demande pour que chaque équipe de tennis de table soit composée de cinq pongistes a été approuvée. L’attribution de trois médailles par épreuve en haltérophilie a aussi été approuvée. Cela fait que la compétition rapportera un total de 45 médailles », a-t-il indiqué.