Les îliens n’ont pas creusé de “trou” dans le ciel. Nous en paierons le prix fort, mais pas autant que nos enfants, promis à un climat d’enfer. Les tropiques seraient des latitudes  hautement menacées par la montée des eaux (due à la fonte des glaces) consécutive au réchauffement. Un phénomène causé par l’effet de serre, combiné à la pollution de l’air.

Notre engeance politique devrait vivement songer à la bicyclette, après l’installation du métro léger. Et si on surtaxait l’importation des voitures dans l’intérêt supérieur de l’écologie ? Proposons aux usagers du métro des vélos de location aux abords des gares. Ce serait une mesure en cohérence avec l’ecolo-politics du moment.

Le citoyen sédentaire louerait sa bicyclette, pédalerait jusqu’à sa maison et retournerait ledit vélocipède le lendemain. Mais combien de militants écolo-conscients seraient disposés à consentir pareil exercice en vue d’alléger la facture carbone ? Notons que nettoyer son environnement est un petit pas pour l’Homme, mais pas un grand bond pour l’Humanité.

Revenons sur Terre. Les pollueurs voudraient faire durer le plaisir. Quitte à s’acquitter d’une taxe et continuer à souiller la planète en paix. Ces gros dégueulasses semblent penser que lorsque la Terre sera foutue : eh bien, on s’en ira coloniser la Lune… que l’Homme a d’ailleurs foulée aux pieds. On a marché sur la Lune, il y a tout juste cinquante ans.

Entre-temps, d’aucuns voudraient vider leurs poubelles de déchets (non-biodégradables) dans l’espace. Comme dans une immense décharge. Pendant ce même temps, la banquise décongèle comme un glaçon dans un “bouillon” de crabes. Il y a péril en la demeure. Le globe surchauffe.

Élément Terre. Dans vingt ou trente ans, la marée montante mettra à mal nos côtes touristiques et les villégiatures en bord de mer. Rien ne presse, temporiseront les inconscients. Voilons-nous la face encore deux ou trois décennies et bétonnons le littoral à fond !

Nos honorables joueront peut-être la carte catastrophiste pour s’accuser mutuellement à la veille des élections. La problématique écologique est réelle et préoccupante. La politique de l’autruche semble primer face à la montée des eaux, à la sécheresse et aux crues subites (flash floods). Nos décideurs ont d’autres chats à fouetter pour l’instant : Jeux des Îles, visite du Pape, etc.

Nos chers enfants et petits-enfants paieront la facture, salée par les pays développés. On devrait exiger aux États pollueurs de faire amende honorable afin de rendre le futur de nos gamins moins pénible. Une sorte de dédommagement en vue d’adoucir la sentence des enfants des îles et des tropiques. Ceux qui sont condamnés à casquer pour ce “trou” creusé dans le ciel.

Nous disposons donc du métro. Un fantasme qu’auraient entretenu moult chefs désireux d’inscrire leurs noms dans le marbre. Ce petit train coûterait la bagatelle de Rs 18,8 milliards sur rail (nos amis pauvres apprécieront). Maurice accède désormais au statut de pays avancé. L’eau du robinet ne coule pas 24/7, mais nous avons notre métro, comme tous les pays modernes.

Le défi de l’Humanité est toujours de survivre au dérèglement climatique. Espérons que le métro léger amoindrira notre émission de gaz à effet de serre. Je ne veux pas croire que ce dispositif de transport de masse ne soit qu’un truc destiné à faire sensation auprès des foules, un gimmick à l’orée des élections. On finirait par se demander : pour qui roule le métro ?

Et pendant ce temps, la perpétuation des dynasties politiques va bon train. Ainsi avons-nous vu une double intronisation au sein des rouges. Celles du fils de feu James Burty et de l’honorable Alain Laridon. Les deux “jeunes” se positionnent dans la circonscription Grande Rivière Nord-Ouest/Port-Louis Ouest (comme leurs pères). Que devrions-nous en conclure, docteur ?