Le cargo Maersk Avon, qui fait la liaison entre des ports de l’océan Indien, et sur lequel de l’héroïne d’une valeur marchande de Rs 63 M avait été saisie en juillet 2018, est de nouveau dans l’actualité après que 1,2 kg d’héroïne, estimée à Rs 18 M, a été récupérée à bord le jour de la Saint-Sylvestre.

Cette fois, l’Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) a demandé à l’équipage, composé de Philippins et d’Indiens, de ne pas quitter le territoire en attendant que leur interrogatoire se termine. La police soupçonne l’un d’eux d’avoir dissimulé la drogue à bord et qu’il devait la remettre à un contact une fois que le navire jette l’ancre à Port-Louis.

À ce stade, les Casernes centrales confirment qu’il n’y a aucune arrestation, mais soupçonnent que l’importateur de ce colis est le même que celui de juillet de l’année dernière. C’est en plaçant sous surveillance le Maersk Avon que les doutes de la police se sont confirmés concernant la présence de la drogue à bord. L’ADSU était intriguée par les allées et venues d’un employé du port près du cargo, mais ce dernier n’est pas monté à bord. La police a alors grimpé sur le navire pour une fouille et a découvert un colis de drogue sur le pont dissimulé par une bâche.

La Customs Anti Narcotics Section a également été alertée et les douaniers ont fouillé de fond en comble le bâtiment pendant quelques jours et rien d’incriminant n’a été trouvé. Aussi, personne ne s’est présenté sur le navire ou dans les alentours pour prendre réception de la drogue qui a été mis sous scellés au quartier général de l’ADSU. Les membres d’équipage, une vingtaine, qui logent dans une auberge à Port-Louis sont sous la surveillance de la police qui les interroge un à un pour déterminer s’ils ne sont pas impliqués dans cette importation d’héroïne. Le Maersk Avon, enregistré à Hong Kong, est un bateau utilisé pour transporter des conteneurs entre Maurice, La Réunion et Madagascar. En juillet dernier, le navire avait quitté Toamasina dans la Grande île pour rejoindre Port-Louis.

Entre-temps, la CANS avait obtenu des informations de leur confrère malgache que de la drogue se trouvait à bord. Une fois à Mer-Rouge, l’unité K9 de la MRA, assistée par la police, avait fouillé le cargo. Un membre d’équipage, un Sri-Lankais, manquait à l’appel. Un officier du Maersk Avon avait remis à la CANS deux sachets en plastique contenant une substance soupçonnée d’être de l’héroïne. Il dit avoir découvert le paquet dissimulé dans un extincteur.

Finalement, la police a appris que le Sri-Lankais était parti rencontrer sa copine mauricienne dans une “guest-house”. Il n’y avait pas eu d’arrestation dans cette affaire.