Le Malherbes Youth Centre a procédé hier à l’inauguration de son premier “mini-sheltered farm”, projet réalisé par des jeunes de la localité ayant suivi une formation dispensée par le Food and Agricultural Research and Extension Institute (FAREI) sur les techniques de production des aliments sains. Quelque 13 personnes ont suivi cette formation. Présents à cet événement, les ministres Mahen Seeruttun et Stephan Toussaint ont exprimé leur souhait « de voir la production locale grandir ».

Le but de cette formation : initier aux jeunes les techniques de production, et ce en mettant l’accent sur le fait de ne surtout pas utiliser des fertilisants pour avoir des aliments sains à la consommation. Le projet de “mini-sheltered farming” a été lancé au début de l’année dans dix centres de jeunesse à travers l’île. Durant quatre jours, des jeunes ainsi que des encadreurs ont reçu une formation qu’ils ont mise en œuvre en réalisant le “mini-sheltered farming”, qui comprend déjà des plantes de pomme d’amour, des fines herbes et d’autres légumes faciles à cultiver à domicile.
Le ministère de la Jeunesse et celui de l’Agro-industrie ont remis hier aux jeunes planteurs un chèque de Rs 100 000 pour continuer leur projet. Ceux qui ont suivi cette formation ont aussi eu un certificat lors de la cérémonie d’hier. Lors de son intervention, le Dr Ganeshan Seelavarn, CEO de FAREI, s’est attardé sur les activités de cet institut en encourageant bon nombre de gens à se tourner vers la production. « En période de grosses pluies, il a fallu importer même du “cotomili” et du thym alors que chaque personne peut en produire chez soi », dit-il. Et de réitérer le soutien du FAREI à ces jeunes qui souhaitent se lancer dans ce projet.
Le ministre Mahen Seeruttun s’est, lui, attardé sur la politique de son ministère pour « promouvoir la production locale ». Il estime que l’objectif du pays « devrait être de développer de nouvelles méthodes de production pour faire face au changement climatique ». Il ajoute : « Je souhaite voir l’agriculture shifter vers le “sheltered farming”. Les potagers ont disparu. C’est aujourd’hui plus facile d’aller au supermarché pour acheter des légumes. » Le ministre Stephan Toussaint a ensuite encouragé les jeunes à se lancer dans de telles démarches.