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À la rencontre de : Anastasie Coralie, une férue de création artisanale

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À la rencontre de : Anastasie Coralie, une férue de création artisanale

Après quelques années à grandir ses trois enfants, Anastasie Coralie s’est découvert une passion et un talent pour l’artisanat. Un domaine qui pouvait lui permettre de gérer son emploi du temps et ses responsabilités familiales. “J’ai toujours aimé travailler avec mes mains et je ne peux pas rester à rien faire. Cela a commencé par des petits cours et, finalement, je me suis senti à ma place dans ce domaine où je n’arrête jamais d’apprendre et d’exprimer ma créativité.”

Cette Curepipienne est une touche-à-tout. Elle s’y connaît en pâtisserie et en vannerie, en crochet, en peinture sur verre ou tissu, en tapisserie, en création avec des noix de coco et, depuis récemment, en broderie brésilienne. Anastasie Coralie nous confie être moins présente sur les foires, mais elle peut compter sur une fidèle clientèle qui remplit son carnet de commandes.

Âgée de 55 ans, elle se décrit comme une femme heureuse et une mère comblée qui ne cesse jamais “d’avoir peur pour mes enfants tellement on entend les problèmes de drogues et d’accidents à Maurice”. Quand elle n’est pas à travailler sur de nouveaux prototypes de chapeau, panier, trousse, coussins, nappe et autres tableaux, Anastasie Coralie apprécie quelques bons moments de détente devant un film policier, une émission de téléréalité. Elle aime lire, se tenir en forme dans un cours d’aérobic et s’inscrire à des cours proposés dans les centres pour femmes.

Grâce à ses dix années d’expérience comme femme entrepreneur, elle est fière d’avoir eu confiance en elle. “Il faut toujours croire en soi et essayer, même si on n’a aucune garantie de réussir. Le plus important est aussi de savoir faire de l’autocritique, tout en acceptant les critiques des autres pour s’améliorer et avancer dans la vie.”

La boîte à questions

Notre invitée a plongé sa main dans notre boîte à questions. Et le hasard lui a imposé ce qui suit.

Si on vous donne la possibilité de vivre une journée dans la peau d’une autre personne, qui choisirez-vous et pourquoi ?

Mère Teresa, pour connaître la misère des autres, comme elle a pu le vivre pendant son cheminement sur Terre. Cela me permettrait de me rapprocher des plus démunis et leur tendre l’oreille. Nous sommes un peu protégés dans notre vie et notre confort quotidien. Nous ne voyons pas vraiment et nous ne savons pas comment ces personnes vivent leur situation.

Si vous deviez changer un trait de votre personnalité, lequel serait-il ?

Ma timidité, surtout si je ne suis pas habituée à une personne. Si je ne la connais pas, j’ai du mal à lui parler. Si je parvenais à changer ce trait de ma personnalité, j’arriverais à mieux communiquer avec les autres.

Avec quelle vedette de la chanson entamerez-vous un duo ? Et pour chanter quoi ?

Plus jeune, j’aurais dit Herbert Léonard. Mais actuellement, je suis très fan du morceau Perfect d’Ed Sheeran. Je suis fan de son style, de sa mélodie et de ses paroles. Disons que j’aime bien des chansons à thème.

Quel est le meilleur conseil que vous pourriez donner à votre enfant ?

D’abord, de toujours être prudent. De ne pas se prendre la tête et d’écouter avant de réagir, peu importe la situation. De peser le pour et le contre avant de prendre une décision.

Quel est le plus beau compliment que l’on puisse vous faire ? Et le pire ?

Qu’on me félicite pour mes créations en artisanat. Quand je remets une commande à un client, cela me fait plaisir d’entendre que c’est du bon travail. À mes débuts, on me reprochait souvent d’être un peu lente. Mais je suis une personne très méticuleuse quand je travaille sur quelque chose. Pour un meilleur rendu, cela nécessite du temps et il faut être très précis à chacune des étapes. Je n’aime pas travailler sous pression.

Pensez-vous que nous sommes seuls dans l’univers ?

Je ne pense pas. Franchement, je ne me suis jamais vraiment posé la question. J’apprécie simplement la vie telle qu’elle se présente à moi.

Racontez-vous le plus grand secret que vous avez confié à votre meilleur(e) ami(e) ?

Je n’ai pas de secret. Chez moi, nous avons l’habitude de tout se dire et se raconter, sans gêne. Et si je devais me confier à une personne autre que mon mari ou mes trois enfants, je me tournerais naturellement vers mes sœurs ou un membre de ma famille. C’est important de tout se dire car cela peut finir en conflit et être plus difficile à gérer.

Aimerez-vous être un membre du Parlement ?

Alors là, pas du tout, même si on me supplie ou qu’on me propose des millions de roupies. Les membres de Parlement me dégoûtent par leur attitude, leur langage et leur façon d’agir entre eux et en public. Il est inadmissible qu’ils arrivent même à dire des jurons. J’aime bien suivre la politique, mais je me sens de moins en moins concernée par leurs discours et leurs fausses promesses. C’est sale. Ils oublient leurs rôles et les responsabilités que le peuple leur a confiées.

Qu’auriez-vous fait si vous aviez les pouvoirs de Superman ?

Éliminer la violence dans le monde et surtout éliminer l’inégalité entre les riches et les pauvres. Être là pour agir contre les injustices et agir et protéger le peuple contre les catastrophes naturelles qui détruisent tout sur leur passage et font de nombreuses victimes.

Qu’offrirez-vous au Premier ministre s’il vient chez vous à l’heure du dîner et de quoi lui parlerez-vous ?

En temps normal, lorsque quelqu’un est invité à ma table, je prépare toujours quelque chose de spécial, comme des plats chinois ou indiens, et une pâtisserie comme dessert. Je ferai en sorte de ne pas parler de politique avec lui mais je n’hésiterai pas à lui dire de considérer tous les Mauriciens de la même façon et d’être sur le terrain pour voir la réalité de la vie. Ce sera aussi l’occasion de le connaître en tant que personne autre que dans la peau de Premier ministre.