« Depuis trois semaines, avec les pluies torrentielles et le cyclone qui ont affecté le pays, nous sommes dans une merde pas possible, au sens propre comme au sens figuré. » C’est le cri de coeur lancé par un habitant de la rue Thomy d’Arifat à Curepipe. Malgré ses plaintes aux instances concernées, la situation reste inchangée. Craignant pour la santé de sa famille, il lance un appel à la Wastewater Management Authority (WMA) pour prendre en compte cette situation qui risque de s’aggraver aux prochaines grosses pluies.

Cela fait trois semaines qu’un manhole situé dans la jonction rues Thomy d’Arifat et Ceré déborde. Cela, sans que les autorités, pourtant alertées à maintes reprises, ne daignent lever le petit doigt. C’est ce que déplore un habitant de la localité, las du manque de considération et du laxisme dont font preuve toutes les instances qu’il a approchées. Dans un courrier envoyé à Week-End, cet habitant explique que principalement par temps de pluie, ce manhole déborde, entraînant le déversement d’eaux usées avec toutes ses matières fécales dans sa cours, causant non seulement un inconvénient visuel, malodorant, mais aussi et surtout sanitaire.

« Je ne vous raconte pas les odeurs qui sortent, c’est carrément de l’eau mélangée avec des excréments qui se retrouvent dans ma cour et que je dois ramasser. » S’insurgeant contre le manque de professionnalisme de la WMA, cet habitant dit ne pas comprendre pourquoi ce problème sanitaire n’a jusqu’ici pas été pris en considération. D’autant que les personnes qui habitent la maison souffrent de diverses pathologies et sont à risques d’infections. Cet habitant de la rue Thomy d’Arifat indique avoir contacté la WMA à plusieurs reprises et a également eu l’occasion d’exprimer ses griefs à des hauts cadres de cette instance, mais aussi auprès de la Police de l’Environnement, la force policière voire du bureau sanitaire de Curepipe. En vain.

« On m’a fait de fausses promesses et la situation est toujours pareille. Heureusement qu’il a arrêté de pleuvoir. Car, quand il pleut, c’est un véritable calvaire », dit-il. Déplorant l’irresponsabilité et la négligence dont font preuve les autorités, et plus particulièrement la WMA, cet habitant rappelle être « un contribuable ». « À quoi servent les autorités si elles ne peuvent résoudre nos problèmes ? Pourquoi devrai-je payer la taxe si je ne reçois pas de service en retour ? » demande-t-il, espérant que les autorités concernées auront un sursaut de conscience. Et que ce problème sera réglé au plus vite avant les prochaines grosses pluies.