Depuis quelques jours, un mouvement est né sur les réseaux sociaux pour rallier les habitants de Baie-du-Tombeau, Roche-Bois, Terre Rouge, Ste Croix, Bois Marchand, Balaclava et Port-Louis. Ces derniers appréhendent le projet d’incinérateur de déchets qu’il verra le jour dans la zone industrielle de Riche-Terre, craignant que n’affecte leur santé.
Cette question a été soulevée au Parlement, jeudi, par la député bleue Aurore Perraud.

Inquiets de l’impact de cet incinérateur de petite capacité, laisse-t-on entendre, les habitants ont décidé de monter au créneau. “Depuis quelques jours, les habitants de Baie du tombeau, Riche-Terre et les alentours vivent dans une psychose depuis qu’ils ont compris qu’une usine de traitement de déchets est en phase d’être construite à moins de 600 mètres des habitations. Les habitants craignent pour leur santé parce que l’incinérateur de Veolia Recycling and Environmental Services (Mauritius) Ltd recycler les restes d’hydrocarbures, éliminer les déchets médicaux, débarrasser des carcasses d’animaux, traiter la terre contaminée et traiter 3,000 kg de déchets par jour. Cet incinérateur est une menace pour la santé de milliers d’habitants de plusieurs régions.”

Une préoccupation partagée par plusieurs milliers d’abonnés sur la page Facebook Non à l’incinérateur de Riche-Terre, avançait Aurore Perraud, jeudi, au Parlement.
Et si Veolia Recycling and Environmental Services (Mauritius) Ltd reste transparente sur toute cette affaire, le vice-Premier ministre Ivan Collendavelloo a, lui aussi, souhaité rassurer la population en répondant à la place de son collègue, le ministre de l’Environnement. Ivan Collendavelloo soutient ainsi que la Wastewater Management Authority prendra toutes les dispositions nécessaires et s’assurera d’un système adéquat de tout-à-l’égout. “Nous suivons cela de très près.” Une réponse qui semble ne pas avoir rassuré les habitants qui continuent de se mobiliser.