Ceux qui étaient en deuxième essai et ne possédant pas les 5 « Credits » devront quitter le collège

Des 815 étudiants à Rodrigues, qui avaient pris part aux examens du School Certificate (SC) l’année dernière, 173 seulement accéderont à la Lower VI, soit un sur cinq. La rentrée est prévue lundi. 94 élèves sonts inscrits au Rodrigues College et les autres sont repartis dans les autres institutions de la REDCO, dont le collège de Marechal, Le Chou et Mont-Lubin. Cela fait suite à la décision récente du ministère de l’Éducation à l’effet que seuls les élèves ayant obtenu cinq “Credits” pourront poursuivre leurs études en Lower VI.

De ce fait, 642 élèves ne pourront accéder au HSC. Certains pourront redoubler pour refaire leur SC, alors que ceux qui avaient déjà redoublé n’auront pas cette chance. Et par manque de place, les collèges ne seront pas non plus en mesure d’accueillir tous ceux qui souhaitent redoubler. La question qui se pose aujourd’hui est ce que deviendront ces jeunes qui se retrouvent hors du circuit scolaire. La seule institution technique de l’île, le MITD, ne peut accueillir autant d’élèves. L’institution a d’ailleurs déjà recruté ses élèves pour l’année 2020, soit bien avant que les résultats du SC ne soient connus. À noter que le taux de réussite au SC  à Rodrigues est de 57%.

Bon nombre de parents et d’élèves sont dans l’angoisse, ne sachant quoi faire Des horizons bouchés pour tous ces jeunes qui risquent de se retrouver devant un avenir incertain. « Mo zanfan ti pe redouble form 5 lane pase. La linn pase me li pa inn gagn so 5 kredit. Li pa inn gagn kolez pou fer form 6. La pa kone ki pou fer. Latet pe fatige akoz pa kone ki lavenir pou sa zanfan la », déclare un parent. Un autre est dans le même état de désespoir. « Mo zanfan inn pase me li pa inn gagn HSC. Li ti pe anvi refer SC me kolez inn dir li ki pena plas pour li refer ek pa pou kapav repran li. Ou kone, kan ou inn anvoy ou zanfan lekol tousa letan la, apre pena lavenir, li difisil. Fer ou leker fermal. Setadir vomie pa ti anvoy li lekol. Li ti pou parey », soutient ce père de famille visiblement très préoccupé.

Une situation bien préoccupante pour tout le monde et qui mérite une réflexion bien plus profonde sur le modèle d’éducation offert aux jeunes et sur leur avenir.