POËMA ZÉPHIR

À l’aube de la nouvelle cuvée de 2019, que pouvons-nous souhaiter à nous terriens ou, encore mieux, à nous, insulaires multicolores ?
Allons espérer moins d’engouement pour les 50%, 70% ou 20% off, qui supposément allègent nos bourses, mais grossissent parallèlement en nous cet animal qui ne fait qu’amasser avec voracité et aveuglement P9, Jordan bling-bling, “off shoulders” avec ou sans manches ainsi que haut-parleurs “JBL-alisés”. Moins de “Black Friday” afin de mettre plus d’accent sur la qualité de nos futures têtes pensantes que pondent nos écoles. Ne laissons plus sortir des robots ou des êtres dépourvus de passion qui seront plus aimantés par des poisons qui leur ôteront leurs âmes. Vous pensez que c’est la faute du système ? C’est nous qui l’engraissons. Pour en voir les changements, c’est nous qui devons faire avancer les pions. Lorsqu’on fait face à un raz de marée, on ne reste pas là à attendre sagement que Poséidon nous engloutisse.
Pour cette nouvelle année, essayons d’éloigner de nous toutes les Berguitta trop politisées, ensanglantées ou, engendrant polémique après polémique, et qui font que nous détournions les yeux des baleines beaucoup plus importantes à sauver. Pas la peine d’avoir un gilet jaune poussin ou d’un sabre pour faire entendre votre voix. Un geste aussi élémentaire que d’utiliser les poubelles publiques, d’acheter local et intelligemment ou de ne pas se laisser berner par des take-away de biryani ou des promesses à endormir des mômes à l’heure de la sieste, peuvent nous permettre de révolutionner les choses.
2019 sera, selon moi, une année jonchée de défis. Chacun a le droit de choisir son camp, d’être bon ou mauvais et de ne pas rester passif face à l’adversité. N’oubliez pas que chacune de vos actions aura des répercussions sur vous. Bonne année ! Mortel tu es, tu l’étais et tu le resteras !