Le député de la circonscription Port-Louis Sud / Port-Louis Central est intervenu hier à l’Assemblée nationale après le secrétaire général du MMM Steven Obeegadoo. Il a soutenu que le nouveau Local Government Bill de Hervé Aimée vient rétablir les anomalies entre les précédents textes de loi et permet une « démocratie de proximité ».
Abdullah Hossen a d’emblée expliqué qu’il avait commencé sa carrière politique à la mairie de Beau-Bassin / Rose-Hill, où il a été conseiller et maire. Le député travailliste a affirmé que « le nouveau Local Government Bill vient rétablir le statut trop longtemps bafoué des collectivités locales ». Pour lui, le New Local Government Bill « touche à la démocratie dans toute sa splendeur » et permet une « démocratie de proximité ».
Selon le député de la majorité, la mise en place de nouveaux conseils de village et l’augmentation des conseillers viennent consolider l’espace démocratique de Maurice. Abdullah Hossen a aussi parlé de l’Executive Committee. Selon lui, le membre élu doit avoir un droit de regard sur les développements de son quartier. « C’est lui avant tout l’élu du peuple », a expliqué le député rouge, ajoutant que « cela vient régler une anomalie du précédent texte de loi ».
Dans un autre volet, Abdullah Hossen a fait comprendre que pour faire de la politique, on ne cherche pas à assouvir ses intérêts personnels, il faut commencer par travailler pour son quartier. Le New Local Government Bill viendra améliorer la représentation des femmes au parlement, a souligné le député de la circonscription Port-Louis Sud / Port-Louis Central. Il s’est alors tourné vers l’opposition, disant qu’il y a un fossé entre l’action et la parole.
Le député travailliste a par ailleurs affirmé que le gouvernement n’a jamais négligé le développement dans les zones rurales. « L’évolution a certes était lente mais nous avons construit des centres communautaires et de loisirs ainsi que des routes », a-t-il soutenu. Selon Abdullah Hossen, le nouveau texte de loi vient mettre un terme aux « contradictions entre la Local Government Act de 1989 et celle de 2003 » qui était en « déphasage ».
Établissant le parallèle avec le passé, Abdullah Hossen a avancé que la loi de 2003 était « archaïque ». Le député de la majorité a expliqué que Port-Louis était membre exécutif dans l’association des maires francophones et qu’elle a été écartée comme membre parce que dans les autres pays les maires ont un mandat de cinq ans alors qu’à Maurice le mandat n’est que d’un an. « Ce projet de loi permettrait l’élargissement de l’espace démocratique », a-t-il dit.
Le député travailliste s’est aussi référé à plusieurs textes de loi, dont l’article 6 (2) (a) de la Rodrigues Regional Assembly Act, qui stipule que « no person shall be qualified to be elected as a member of the Regional Assembly who is a member of the National Assembly ». Abdullah Hossen a souligné que ce sont les membres de l’opposition qui avaient introduit cette loi à l’époque où ils étaient au pouvoir. Il a maintenu que l’autonomie c’est la démocratie participative et le pouvoir de s’exprimer sur l’avenir de son quartier. Selon lui, c’est dans cette optique que le ministre des Administrations régionales Hervé Aimée propose cette loi « progressiste ».