Le rassemblement du 1er février au Plaza, organisé par le “Kolektif 1e Fevriye”, débouchera le 12 mars sur la constitution d’un “Kolektif 12 mars”. C’est ce qu’a annoncé hier le président de l’Observatoire de la démocratie Jack Bizlall au centre social Marie Reine de la Paix, lors de la présentation du programme du rassemblement du 1er février et du document “Le Code Noir 2013”.
« Après le 1er février, what next ? » s’est demandé Jack Bizlall, entouré de plusieurs représentants des groupes qui seront présents au Plaza, à Rose-Hill, samedi prochain, ainsi que de participants à titre individuel. « Le rassemblement du 1er février débouchera sur un grand rassemblement le 12 mars prochain, jour de la commémoration de l’accès de Maurice à l’indépendance. Ce jour-là sera constitué le “Kolektif 12 Mars” », a-t-il annoncé.
Selon Jack Bizlall, ce “Kolektif 12 Mars” aura pour principale mission de se concentrer sur les questions des libertés, des droits, de la démocratie, des lois et des institutions, entre autres. « Cela donnera une perspective très intéressante. Ensemble – avec le “Koleftif 1er Mai”, le “Kolektif 1e Fevriye” et le “Kolektif 12 Mars” –, on pourra mieux organiser les débats et les actions politiques en faveur de tous les groupes et les individus en difficulté », a-t-il élaboré.
Pour aider à la réflexion, Jack Bizlall a lancé hier un document intitulé “Le Code Noir 2013”. « Cette publication de l’Observatoire de la démocratie a pour but de sensibiliser toute la population mauricienne sur l’esclavage, ancien comme moderne. Nous voulons, par cette publication, identifier les reliquats de l’esclavagisme dans nos traditions, dans nos comportements, dans nos rapports et dans nos lois », a-t-il expliqué.
Ainsi, des Mauriciens exclus des plages publiques, des victimes de nominations politiques et des licenciements abusifs, en passant par les « incompris » – qu’il s’agisse des homosexuels ou encore des contestataires de la nouvelle carte d’identité biométrique nationale, pas moins de 45 cas de groupes ou d’individus « insatisfaits » – ou se sentant « abandonnés » par les autorités – sont évoqué dans “Le Code Noir 2013” (voir encadré).
« Tous ces groupes et individus, dont on fait mention dans ce document, auront librement la parole le 1er février au Plaza, non seulement pour faire part de leurs revendications respectives, mais également pour donner l’occasion à ceux qui veulent les aider de le faire », explique Jack Bizlall.
L’intervenant a par ailleurs révélé que ce rassemblement du 1er février est financé par les employés du CEB, de la banque Barclays, ceux d’Air Mauritius et de Mauritius Telecom. « Ces travailleurs ont décidé de partager avec les autres les moyens dont ils disposent. Une pratique que nous voulons encourager. Bann ki ena aide bann ki pena… Partager au lieu de faire la charité ! », s’est-il félicité, avant de dévoiler le programme de la journée du 1er février.
Emmanuel Blackburn, le syndicaliste Raj Madhow, Nathalie Spéville, Jeff Lingaya, Georges Brulu-Brelu, Georges Ah-Yan et Sam Gérard ont, tour à tour, évoqué le sujet qu’ils se propose de traiter lors du rassemblement du 1er février, au Plaza.