Le coup d’envoi des travaux du colloque international sur le thème « Yer Resistans, zordi rezilians » a lieu ce matin, à l’auditorium Octave Wiehe, à Réduit. Une cérémonie d’ouverture qui sera certainement marquée par une pensée spéciale en l’honneur d’un des plus illustres ségatiers mauriciens, Michel Legris, qui est décédé hier à l’âge de 83 ans.
Après le lancement d’un livre et d’un magazine souvenir et l’ouverture d’une exposition intitulée « Response to slavery : resistance, resilience and accomodation in slave societies in the Indian ocean », proposée par Le Morne Heritage Trust Fund, les conférenciers pourront assister à deux présentations dans la matinée. Jean Moumou, un spécialiste, lui-même originaire d’un pays de marrons, le Bishinengue, présentera un papier intitulé « Métamorphose et discordance de la mémoire du marronnage chez les descendants de Marrons bishinengue de la vallée du Maroni-Lawa et chez les Antillo-Guyannais ». Myriam Cottias, historienne et spécialiste de l’esclavage dans l’espace caribéen et directrice de recherche au CNRS, présentera quant à elle une communication intitulée « Résilience, réparation et régimes mémoriels de l’esclavage : une histoire connectée ». Les travaux démarreront tout de suite après la pause-café et prendront fin avec l’intervention de François Odendaal, consultant de l’Unesco ayant travaillé sur le dossier du Morne en marge de son inscription sur la liste du patrimoine mondial et qui a aussi travaillé aux côtés de l’État mauricien sur le deuxième plan de gestion de ce site qui n’est pas encore rendu public.
Dimanche le 1er février, les participants de même que le public sont tous conviés à la cérémonie officielle célébrant le 180e anniversaire de l’abolition de l’esclavage où le discours du Premier ministre Sir Anerood Jugnauth est attendu avec impatience. Dans l’après-midi, les travaux du colloque se poursuivront à l’hôtel Le Paradis, au Morne et ils reprennent normalement lundi. Mardi, jour férié oblige, les participants auront une journée de libre. Le colloque prendra fin mercredi par une intervention Jakob Christensen, envoyé de l’Unesco sur le trafic humain, perçu comme un esclavage moderne, en présence du directeur régional pour l’Afrique de l’est, Mohamed Djelid.