Alors que le procès intenté à Navin Dhurry, infirmier de profession, pour le meurtre de sa petite amie Asha Baboolall, qui était âgée de 25 ans au moment des faits, devait débuter mardi aux Assises, mais l’accusé ne s’était pas présenté. De plus, ses proches avaient retrouvé une lettre dans laquelle il faisait état de son désespoir. D’autre part, le juge Benjamin Marie-Joseph avait lancé un mandat d’arrêt contre lui. Arrêté mercredi, il a comparu devant le juge hier. Ce dernier a ordonné qu’il soit maintenu en cellule policière jusqu’à sa prochaine comparution, fixée au 16 novembre.
À l’ouverture du procès mardi dernier, Navin Dhurry n’était en effet pas présent en cour. Son homme de loi, Me Peeroo, avait par la suite appris, à travers la mère de l’accusé, qu’il avait laissé une note dans sa chambre pour informer ses proches de son intention de mettre fin à ces jours. À son arrestation mercredi, il devait en effet confirmer qu’il s’était absenté de la cour car il voulait se suicider. L’affaire sera de nouveau appelée le 16 novembre.
Les faits remontent à mars 2009, date à laquelle le corps de la petite amie de Navin Dhurry avait été découvert dans un champ de cannes, à Wooton. Ses proches avaient signalé sa disparition à la police et c’est le journal intime de la jeune fille, dans lequel est révélée sa relation avec le présumé meurtrier, qui a permis aux enquêteurs de la MCIT de mettre la main sur l’infirmier. Ce dernier s’apprêtait à quitter le pays au moment de son arrestation. Asha Baboolall ambitionnait d’ouvrir un salon de coiffure. Entre-temps, elle avait rencontré Navin Dhurry, qui lui aurait promis de lui obtenir la somme de Rs 125 000. Asha Baboolall allait ainsi l’utiliser pour s’acheter des équipements pour son salon de coiffure. Le 25 mars 2009, la jeune femme quittera le toit familial pour ne plus jamais revenir. Ce jour-là, Navin Dhurry lui avait donné rendez-vous à la gare de Curepipe et, de là, ils s’étaient tous deux dirigés vers des champs de cannes, à Wooton, dans la voiture de l’accusé, pour trouver un endroit tranquille afin de discuter. Sur place, une violente dispute aurait éclaté et la situation a vite dégénéré. Selon le rapport d’autopsie pratiqué par le Chief Police Medical Officer, le Dr Sudesh Kumar Gungadin, la jeune femme est morte d’une fracture du crâne. Navin Dhurry avait avoué à la police qu’il avait violé la victime avant de la tuer.