Yannick Coret (à dr.), ici à côté de Cédric Coret, est plus que jamais dans l'oeil du cyclone

Rapatrié au pays vendredi, ses explications sont très attendues par la MAWPA

C’est une énième affaire auxquelles la (MAWPA) aurait pu bien s’en passer. En effet, les problèmes ne font que croître au sein de cette discipline qui avait pourtant été l’un des plus gros pourvoyeurs de médailles d’or lors des derniers Jeux des Iles de l’Océan Indien (JIOI). C’est d’ailleurs un de ces médaillés d’or en 2015 à La Réunion, Yannick Coret, qui se retrouve dans l’œil du cyclone.

Les faits remontent à dimanche dernier. Les leveurs de fonte avaient alors reçu la visite des officiers de la World Anti-Doping Agency (WADA) pour un contrôle anti-dopage inopiné dans la matinée. Le nom de 5 athlètes figurait sur la liste des préleveurs de Clearidium (agence déléguée par la WADA) à savoir Emile Wilhem, Khelwin Juboo, Jeremy Félicité, Cédric et Yannick Coret pour des analyses au Tianjin Training Centre (lieu d’entraînement de nos compatriotes). Cependant, le dernier nommé manquait lui, à l’appel, ayant complètement disparu de la circulation sans pour autant avertir le responsable de la délégation.

Le médaillé d’or des derniers JIOI à La Réunion, réserviste à cette 10e édition, a quitté son hôtel avant l’arrivée des Doping Control Officers (DCO) laissant son portable derrière lui. Impossible de le contacter jusqu’à ce qu’il fasse son apparition tard dans la soirée comme précisé dans un communiqué émis par la fédération. « Avant de quitter le pays pour ce stage intensif, tous les athlètes concernés avaient signé une Charte de bonne conduite et ils savaient tous qu’en cas d’entorse aux règlements, ils seraient rapatrier illico presto », confesse le président, Magarajen Moonien.

En effet, Yannick Coret a été rapatrié, et est rentré au pays vendredi après-midi. Week-End a tenté de le contacter, mais en vain. « J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec lui. Il est très bouleversé par ce qui s’est passé. Nous allons le laisser reprendre ses esprits et nous nous verrons cette semaine pour entendre sa version », précise l’homme fort de l’haltérophilie local. Avant de poursuivre, « Il sera dans l’obligation de nous donner une justification valable sur cette absence sous peine de sanction. »

Magarajen Moonien tient, par ailleurs, à clarifier certains points.« La faute de Yannick est de n’avoir informé personne de sa sortie, alors que le groupe et lui étaient sous la responsabilité du Directeur technique national (DTN), Constantin Dabija, et de Gino Soupprayyen (assistant entraîneur national). Ces derniers ne savaient pas ou il était passé et la fédération condamne de tels agissements. Je précise que ce n’est pas un refus de contrôle comme indiqué dans certaines presse » Il nous revient d’ailleurs que Jonathan Coret (autre haltérophile présent en Chine) avait demandé la permission de sortir la veille aux autorités concernées. « Jonathan avait informé le DTN de cette sortie. Il ne faisait pas partie des athlètes qui devaient se faire contrôler contrairement à Yannick », avoue le président de la MAWPA.

Quoi qu’il en soit, Yannick Coret doit désormais assumer ses responsabilités. Car, il est loin d’être un jeune bleu effectuant son premier voyage à l’étranger. Il fait partie des tauliers. « J’avoue que je me serais bien passé de ce problème. Après 

les mésaventures en Roumanie, voilà que nous faisons face maintenant à de nouvelles agitations. Ca commence à faire beaucoup » souligne notre interlocuteurD’autant que ce n’est un secret pour personne qu’il y a actuellement de l’eau dans le gaz entre le DTN et une partie des haltérophiles. Ces méthodes de travail étant loin de faire l’unanimité.

On dira ainsi qu’à 12 jours des JIOI, cette affaire de contrôle anti-dopage vient s’ajouter à une longue liste de complications qui n’est guère de bon augure pour cette sélection, dont le retour de stage est prévu ce mardi.