Le ministre du Logement et des Terres a profité de son intervention sur les débats budgétaires hier au Parlement pour désavouer les propos du député mauve Ameer Meea selon lesquels il y aurait un manque de transparence au regard du projet Neotown. « There is no such thing as opacity », a rétorqué Abu Kasenally.
« There was complete transparency and I tabled all the related documents in the National Assembly », a ajouté le ministre du Logement et des Terres. Répondant par ailleurs à la déclaration d’Ameer Meea, député de la circonscription Port-Louis Maritime / Port-Louis Est, selon laquelle le projet est contraire à la démocratisation de l’économie, Abu Kasenally a précisé que « as far as democratisation is concerned, investors will have the opportunity to develop individual lots within the 58 arpents site once the promoter provides all the onsite infrastructure. Il est attendu que ce projet majeur de développement apportera un Foreign Direct Investment à hauteur de Rs 16 milliards. Cela boostera la croissance économique et la création d’emplois, ce qui fera que toutes les couches de la société bénéficieront de cette richesse ».
S’agissant de la location annuelle des terres de l’État à usage industriel, Abu Kasenally a indiqué que suite à la révision de la politique au regard des campements et des sites industriels, les revenus collectés cette année s’élèvent à Rs 722 M. Il a rappelé en outre que la location annuelle des terres à usage industriel sera revue à partir de janvier 2012 « pour refl?ter les valeurs actuelles du march? sujettes ? une hausse maximale de 40 % ».
Après avoir félicité le ministre des Finances pour la présentation du Budget 2012 au début de son intervention, le ministre des Terres et du Logement a soutenu que ce budget comprend de fortes mesures sociales notamment dans le secteur de l’Éducation, de la sécurité sociale et du logement. Il a ajouté que depuis 2005, le gouvernement s’est évertué à augmenter l’accès aux logements abordables avec une attention particulière aux groupes vulnérables. Le taux de familles propriétaires de leur logement à Maurice cette année, indique-t-il, s’élève à 90 %, tout en reconnaissant qu’« il y a quelques poches de pauvret? ? travers l’?le o? les gens vivent encore dans des conditions insalubres ».
Le ministre a d’autre part apporté un démenti aux déclarations d’Ameer Meea selon lesquelles seulement 533 unités de logement ont été construites et allouées entre 2005 et 2010. « Hon Meea got it all wrong ». Selon le ministre, un nombre important de projets de logement avait été entamé en 1999 sous le gouvernement travailliste et complétés en 2001 et 2002. Par ailleurs, « la construction de 634 autres logements de type Firinga avait d?but? avant juillet 2005 et a ?t? compl?t?e sous notre mandat ». De plus, entre 2005 et 2010, ajoute-t-il, la construction de 1 041 unités de logement a débuté ; 833 ont déjà été alloués et 208 autres seront alloués d’ici la fin de cette année.
Sur la question des syndics dans les maisons NHDC, Abu Kasenally a demandé aux résidents de mettre sur pied un tel système là où cela fait défaut afin que leur complexe puisse fonctionner convenablement, améliorant par là même leurs conditions de vie. Le gouvernement, dit-il, a fait provision de Rs 17 M pour la mise sur pied des syndics dans ces logements.
Sur le plan de la Planning Policy Guidance for Setting and Design of Radio Telecommunications Equipment, le ministre a fait ressortir que « service providers were encountering numerous difficulties whilst applying for Building and Land Use Permits due to lack of guidelines ». Il a annoncé que « this new PPG is effective since June of this year ».
À propos de l’occupation illégale des terres de l’État, le ministre s’est dit très « concern? » par les problèmes sociaux et autres soucis de santé qui en découlent. Il dit avoir adopté une attitude de zéro tolérance envers ce problème et que son ministère a adopté de fortes mesures en vue de prévenir ces occupations illégales, notamment par l’expulsion des squatters et la démolition des structures illégales sur les terrains de l’État dès qu’elles sont identifiées. Toutefois, reconnaît-il, « m?me s’il y a encore 983 cas ill?gaux, mon minist?re est sensible ? la souffrance des plus vuln?rables et proc?de ? l’examination des cas m?ritants sur une base individuelle en vue de r?gulariser leur situation ».