Un mineur, âgé de 8 ans au moment des faits allégués, avait accusé le cousin de sa tante, alors âgé de 18 ans, de l’avoir emmené dans un champ de cannes pour abuser de lui. La magistrate Niroshini Ramsoondar, qui a présidé ce procès en Cour intermédiaire, a décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’accusé en prenant en considération notamment le fait que les versions données par la présumée victime étaient contradictoires.
L’accusé, qui avait 18 ans au moment des faits allégués, était accusé d’avoir abusé sexuellement le neveu de sa cousine en 2008. Il devait plaider non-coupable de la charge portée contre lui en Cour intermédiaire. Les faits se seraient produits un dimanche près du domicile de la famille de la « victime », soit à quelques mètres de celui de l’accusé. Selon la version du mineur, il aurait rencontré l’accusé dans l’après-midi alors qu’il jouait seul au ballon devant le domicile d’une tante. Il aurait alors accepté d’accompagner l’accusé et se serait retrouvé dans un champ de cannes à l’arrière de la maison de sa tante. Et c’est là que l’accusé aurait abusé de lui. Selon le mineur, l’accusé aurait pris la fuite en entendant quelqu’un approcher. Le mineur avait relaté l’incident à sa mère le jour même avant de porter plainte au poste de police le lendemain. L’accusé, dans sa déclaration consignée à la police, devait nier en bloc les accusations, déclarant que la victime avait fait de fausses allégations car il avait refusé de lui donner de l’argent pour qu’il s’achète des friandises. En Cour, la victime, désormais adolescent, avait du mal à se rappeler de la date exacte des faits. Selon ses déclarations à la police de 2008, elle avait même oublié que l’incident s’était produit la veille du jour où il a porté plainte. La magistrate Ramsoondar devait prendre en considération ces incohérences dans les différentes versions de la « victime », malgré le fait qu’il n’avait que 8 ans au moment des faits allégués. La magistrate devait aussi noter certaines incohérences concernant la charge d’accusation et la version consignée par la victime en cour, notamment sur les circonstances entourant l’incident. Elle a ainsi décidé d’accorder le bénéfice du doute à l’accusé.