Steeve Savrimootoo avait été reconnu coupable d’une accusation de « causing a child to be sexually abused » en Cour intermédiaire le 19 mai. Il était poursuivi pour avoir abusé d’un pensionnaire du foyer, un garçonnet de 10 ans, en 2009. La magistrate Razia Jannoo-Jaunbocus, qui a prononcé la sentence, lui a infligé une peine de trois ans de prison.
Steeve Savrimootoo, 35 ans et co-fondateur du Foyer Namasté, connu comme l’Association d’hébergement pour les personnes inadaptées (AHPI), avait fait l’objet de soupçons après des dénonciations sur des cas d’abus sexuels au foyer. C’est une lettre anonyme envoyée au ministère du Développement de l’enfant en juin 2012 qui avait mis le feu aux poudres. Dans cette correspondance, mention avait été faite du nom d’un résident du foyer, sous la responsabilité de la Child Development Unit (CDU), qui serait susceptible de faire des révélations à ce sujet.
Ledit résident, souffrant d’un handicap physique, avait alors soutenu avoir été victime d’abus sexuel en 2009 par le co-fondateur du foyer, Steeve Savrimootoo. Le délit a été commis au domicile de l’accusé, à Cité-Malherbes, Curepipe. Steeve Savrimootoo avait ainsi été arrêté après qu’une déposition formelle a été consignée contre lui sous une accusation de « causing a child to be sexually abused ». S’ensuivit la suspension de la licence de « Place of safety » du foyer par le ministère. La victime avait, après ces évènements, été hébergée dans un autre foyer.
Lors du procès, Steeve Savrimootoo avait réfuté l’accusation portée à son encontre. Il a réitéré ses propos en soutenant que la victime, entendue à huis clos, a menti en cour. Me Sandilen Cariapen, l’homme de loi de Steeve Savrimootoo, avait pour sa part demandé à la cour lors de sa plaidoirie avant la sentence d’infliger à son client une peine minimale.
Après le prononcé de la sentence, Steeve Savrimootoo a signifié son intention de faire appel.