Cinq hommes étaient poursuivis en Cour intermédiaire sous des accusations d’abus sexuel sur mineure, relations sexuelles avec mineure et sodomie. Toutefois, Soodesh Samoburthia, le frère de la victime, a été le seul à avoir été reconnu coupable d’une charge de sodomie, ayant admis dans ses dépositions à la police avoir commis cet acte. Le magistrat Azam Neerooa l’a condamné à deux ans de prison. Toutefois, la sentence a été réduite pour voir si le recours aux travaux d’intérêt général est applicable dans son cas.
Sunny Samoburthia, son frère Soodesh Samoburthia, Yashvin Ramjuttun, Aaswan Kumar Sookun et Ramnathsing Santokee étaient tous les cinq poursuivis pour avoir abusé d’une mineure entre décembre 2005 et avril 2006, au domicile des deux frères, où vivait également leur soeur mineure. Ils avaient tous plaidé non-coupable des charges portées contre eux. Dans son jugement, le magistrat Neerooa avait rayé les accusations portées contre quatre d’entre eux, à savoir Sunny Samoburthia, Yashvin Ramjuttun, Aaswan Kumar Sookun et Ramnathsing Santokee, statuant qu’il n’y avait pas de preuves concrètes prouvant leur culpabilité. La victime, qui avait déposé en Cour, avait indiqué qu’elle ne se rappelait pas avoir fait de déposition à la police et devait déclarer qu’elle ne connaissait pas les trois individus poursuivis aux côtés de ses frères. Elle n’avait pu confirmer qui est les auteurs de ces actes.
Quant à Soodesh Samo Burthia, 26 ans, le magistrat s’est appuyé sur ses aveux à la police, qui n’ont pas été remis en question en Cour, pour livrer son verdict. Se disant satisfait que les dépositions étaient recevables en Cour, qu’elles étaient volontaires et précises sans oppression de la part de la police, le magistrat l’a ainsi reconnu coupable sous une charge de sodomie et l’a condamné à deux ans de prison sous celle-ci. Toutefois, prenant en compte l’année où le délit a été commis, soit en 2005, et le fait que 10 ans ont passé depuis et que le frère était lui-même mineur au moment des faits et n’avait pas eu d’autres démêlés avec la justice, le magistrat a préconisé le recours aux travaux d’intérêt général dans ce cas. Le magistrate n’a toutefois pas manqué de rappeler la gravité du délit. Un rapport social devra être produit en Cour intermédiaire le 11 août pour déterminer si le jeune homme est apte à faire des travaux communautaires à la place des deux ans de prison imposés.