La ACCA Career Fair a lieu du 24 au 26 janvier à la salle de conférences de la Cybertour 1 d’Ébène. Cette foire de l’emploi vise à promouvoir les perspectives de carrière en finance et comptabilité. Présent à l’inauguration ce matin, le ministre de l’Éducation tertiaire.
La ACCA Career Fair est destinée aux collégiens et étudiants. Les heures d’ouverture sont : de 10 h à 15 h les deux premiers jours et de 10 h à 13 h le dernier jour. L’accès est gratuit. L’événement réunit une vingtaine de grandes entreprises et d’institutions de formation.
Fidèle à son habitude, Rajesh Jeetah a cru bon de commencer son allocution par une petite « anecdote ». Un candidat à l’ACCA, « élève brillant, du village de Congoma », serait venu le voir à son domicile à Quatre-Bornes pour lui demander si Monsieur le ministre ne pouvait lui trouver de l’emploi, « de préférence, dans le secteur public ». Quelle est la pertinence du propos ? Rajesh Jeetah trouve « malheureux » qu’en interrogeant le jeune « très intelligent », ce dernier ne soit pas au courant de certaines informations, notamment : « Que la profession comptable génère pour plus de 42 % de foreign direct investment vers l’Inde », « une performance qui dépasse les États-Unis, Singapour ». Ce manque d’information est, selon le ministre, imputable à une presse qui ne parviendrait pas à informer convenablement les potentiels comptables des avancées du secteur. « The press deals with matters which they believe must be interesting. But they don’t send the right information that people really need to know », a affirmé le ministre ce matin à Ébène, à l’inauguration de la deuxième édition de l’ACCA Career Fair.
Il s’agissait, entre autres, pour le ministre de « dire et redire ces éléments que l’on n’entend pas assez » tels que « Maurice est le pays d’Afrique qui a le plus grand nombre de comptables par tête ». Et de rejoindre ainsi Madhavi Ramdin, directrice d’ACCA à Maurice, et Imtiaz Ajeda, président du ACCA Network Panel, qui devaient souligner la « plus-value » de la profession. Et d’appuyer le jargon de communication financière : « Résilience », « esprit stratégique », « monde global », notamment.
Par ailleurs, le ministre de l’Éducation tertiaire s’est félicité d’avoir, un jour, eu la vision d’un « tourisme de la santé » alors qu’il était encore ministre de la Santé. Et, ce, alors qu’on se serait « moqué de lui ». C’est dans cet élan qu’il réaffirmait ce matin « sa » vision d’une île Maurice tertiaire qui accueillerait de plus en plus d’étudiants étrangers. Et d’évoquer le besoin de « work towards employability ». « Ce n’est plus une question de chiffre, mais une question de qualité… Avec le monde du travail en étroite collaboration avec les universités. » C’est dans cette optique que seront organisées cette année les assises de l’éducation qui réuniront toutes les parties prenantes du tertiaire : employeurs, universités, corps professionnels.