Alors que le ministère de l’Environnement donne son feu vert au groupe Currimjee pour son projet Le Chaland Resorts Hotel à La Cambuse, les écologistes – aux côtés des ONG EcoSud et le collectif Aret Kokin Nu Laplaz – intensifient leur campagne d’opposition contre ce projet en raison des impacts négatifs qu’il causerait à l’écosystème. À vendredi, 1 400 lettres d’objection avaient été déposées au Conseil de district de Grand-Port/Savanne en vue d’interdire l’octroi d’un Building and Land Use Permit au groupe Currimjee.
Animant une conférence de presse jeudi dernier en présence des représentants du groupe Currimjee et des trois députés de la circonscription N°12, Bobby Hurreeram, Mahen Jhugroo et Thierry Henri, mais aussi de quelques membres du Forum Citoyens Libres, le ministre de l’Environnement a fait comprendre que le hôtelier Le Chaland Resort ira de l’avant. Cela, dit-il, après que le ministère de l’Environnement a obtenu «toutes les garanties nécessaires des promoteurs concernant la préservation de l’environnement ainsi que de l’accès à la plage pour les Mauriciens».
Soutenant que «tout est fait dans l’intérêt national et sans aucun préjudice pour l’environnement», Raj Dayal a d’emblée souligné que «l’aval du gouvernement à ce projet relève du fait qu’il s’agit d’une opportunité pour la création d’emplois et pour la redynamisation de l’économie, soit vers une mouvance vers la prospérité». Il n’a pas manqué de faire ressortir que ce projet bénéficie également de la bénédiction du Premier ministre.
Dans un exposé long de plus d’une heure, Raj Dayal a plébiscité les avantages de ce projet, insistant que les appréhensions de certains contestataires, dont il a reçu les doléances, ne sont pas bien fondées. Il a donné l’assurance que toutes les considérations écologiques, environnementales et autres ont été tenues en ligne de compte et que l’EIA Licence a été octroyée en ce sens avec les garanties que les promoteurs respecteront toutes les conditions qui y sont attachées.
Qui plus est, dit-il, donnant la garantie que la plage de La Cambuse ne rétrécirait pas, les promoteurs se sont engagés à en faire une plage cinq étoiles, avec l’aménagement de nombre de facilités et infrastructures, dont une meilleure route d’accès, l’installation de points d’éclairage, des facilités de toilettes, des coins barbecue. Le ministre de l’Environnement annonce également la construction de deux miradors pour la sécurité des baigneurs.
S’il soutient avoir écouté et lu les doléances des contestataires, Raj Dayal, qui soutient que la plage de La Cambuse gardera son cachet naturel, ne donne pas d’explications quant aux mesures qui seront prises pour qu’elle soit sauvegardée. Il s’appuie simplement sur la garantie des promoteurs et aux conditions EIA imposées.
C’est ce qu’estime également un regroupement des forces vives, représentant les conseil de village de Camp-Carol et de Plaines-Magnien, ceux des forces vives de Kenya (Camp-Carol) et de Plaines-Magnien, de la Helpful Women Welfare Association et ceux de la Youngters Club Association de la région du sud-est qui apporte son soutien au projet hôtelier Le Chaland Resort.