Après les Beach Hawkers et les transats, aux marchands ambulants d’envahir nos plages. Si l’on était quelque peu habitué à les voir circuler sur la plage pour vendre leurs produits aux pique-niqueurs, désormais, ils accaparent les lieux et s’y installent à leur aise. Ce que déplorent pique-niqueurs et Beach Hawkers détenant des permis d’opération sur les plages, et qui s’indignent du laxisme des autorités face à l’accaparement des plages.
Alors que les autorités sévissent contre les Beach Hawkers qui détiennent, de la Beach Authority (BA), leur permis d’opération sur les plages publiques, certains à Flic en Flac et Grand Baie ayant même reçu des « Notice to squat » les sommant de vider les plages d’ici la fin de l’année, d’autres marchands s’y installent à leur aise pour vendre leurs produits. C’est le cas, notamment, à Mon Choisy où nous avons constaté que des marchands ont installé, cette semaine, leurs produits sur la plage. L’un d’entre eux a même planté deux tentes de camping dans lesquelles il a entreposé divers produits mis en vente.
Outre le eyesore que cela représente sur la plage, cet acte est déploré par les Beach Hawkers qui détiennent des licences en bonne en due forme de la BA, mais aussi par les pique-niqueurs déplorant l’accaparement des plages publiques. Ils se demandent ce que font les officiers du ministère des Terres et du Logement qui n’ont pas hésité à prendre des sanctions contre les BeachTraders mais qui ferment les yeux sur les marchands ambulants. « Si le ministre de tutelle, Abu Kasenally a décidé de faire la grande lessive, il faut qu’il sévisse contre ces marchands illégaux d’abord », estiment certains Beach Hawkers.
Avenir flou
Et de faire ressortir que leur avenir est flou puisque si les autorités ont finalement consenti à leur accorder un sursis jusqu’à la fin de l’année et qu’ils peuvent opérer sur les plages d’ici là, dans un mois, ils devront « lev paké alé. » « Mais kot pou allé? », demandent-ils, en faisant ressortir que s’ils se sont installés dans des structures en tôle sur plusieurs mètres de la plage publique, en en faisant ainsi des structures quasi permanentes car placées sur des briques et raccordées au réseau du CEB, c’est avec l’aval de la BA. « Aujourd’hui, on nous demande de partir comme si c’est nous qui étions des squatters alors que c’est eux-mêmes qui nous ont dit de nous installer là et avec les structures que nous avons. Il faut savoir », disent ces Beach Wawkers, souhaitant au plus vite obtenir des éclaircissements quant à leur avenir. Parallèlement, ils espèrent que les autorités prendront des actions contre les marchands ambulants qui s’installent sans gêne sur les plages, réduisant le peu d’espace des pique-niqueurs, également irrités par l’envahissement des transats.