Dans le cadre de sa campagne de sensibilisation contre l’accaparement des plages, Georges Ah-Yan a tenu sa 9e manifestation à Baie-du-Cap dimanche dernier. Il reproche à la Beach Authority (BA) d’accorder plus d’importance aux investisseurs qu’aux Mauriciens. Et d’ajouter qu’il compte continuer sa lutte « tant qu’il n’y aura pas la dissolution » de la BA.
« La population ne cesse d’augmenter. À trop vendre nos plages pour le développement économique, un jour viendra où le Mauricien sera étranger dans son propre pays », dit le travailleur social Georges Ah-Yan. Ce dernier attire l’attention sur le fait que « les plages rétrécissent à perte de vue ».
Le travailleur social met cette situation sur le compte de la BA qui, selon lui, « offrirait » les plages aux investisseurs. Georges Ah-Yan dit souhaiter « la dissolution » de la BA. À la place, il suggère que les plages soient gérées par les collectivités locales. « D’antan, c’était elles qui géraient les plages. Maintenant plus. Ce serait mieux si c’était les membres du District Council ou les conseillers de villages qui s’en occupaient. Ce sont les élus du peuple et ils savent répondre aux attentes du peuple », dit Georges Ah-Yan.
De passage à Baie-du-Cap dimanche, le travailleur social n’a pu que constater que « pas kapav naze pas capav nanier ». Et de faire ressortir qu’on ne voit presque plus les plages lorsque l’on fait la côte sud. « Maintenant, quand on passe sur la côte, on ne peut plus admirer la vue. On ne voit plus que les hôtels. Au Brésil, par exemple, quand on développe, on construit les hôtels sur la route, pas sur la plage », a souligné le travailleur social.
À ce jour, Georges Ah-Yan a tenu 14 manifestations et meetings à travers l’île. Il compte continuer sa démarche afin de sensibiliser les Mauriciens sur la question. Et de lancer : « Nous menons ce combat depuis l’année dernière. Tant qu’il n’y aura pas la dissolution de la BA, nous continuerons notre lutte. »