Accenture, entreprise internationale de conseil en management, de services technologiques et d’externalisation, célèbre ses dix années de présence à Maurice. Une occasion pour faire un bilan de ses activités et communiquer les perspectives d’avenir envisagées par la compagnie.
John Malepa, Christian Nibourel, Jean Pierre Bokobza, Yves Bernaert et Andrew Pearce, les différents directeurs d’Accenture, aux côtés du directeur des ressources humaines mauricien, Krishan Deeljore, ont réuni la presse dans les locaux d’Accenture à Ébène, vendredi dernier, pour une présentation de la compagnie qui célèbre ses 10 ans d’installation à Maurice. D’une cinquantaine d’employés en 2001, Accenture Maurice en compte aujourd’hui plus de 1000 travaillant pour de grandes entreprises internationales. Les équipes d’Accenture à Maurice basées respectivement à Cassis et à Ébène interviennent sur des missions d’externalisation de services (ITO) et d’externalisation de processus métiers (BP0). Touchant les domaines aussi divers que la comptabilité, la gestion de la chaîne logistique des achats et la Finance, ces équipes servent 38 clients Accenture présents en Belgique, au Canada, en France, en Allemagne, en Italie, en Suisse, aux Pays Bas, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Au niveau international, le bilan d’Accenture est extrêmement positif, indiquent ses directeurs. « Accenture a réalisé plus de 25,5 milliards de dollars en termes de chiffres d’affaires à fin août, soit une croissance de 15% au niveau mondial. Cette année, nous prévoyons une croissance de 7 à10% », indique Christian Nibourel. Et cette croissance sur Maurice devrait se traduire à travers l’extension de l’éventail des services à valeur ajoutée, comme le BPO spécifique à des secteurs industriels ou la conception de solutions technologiques. Accenture Maurice souhaite également étendre son champ d’intervention en Europe et occuper une position stratégique dans le développement des services d’Accenture en Afrique. « Nous voulons faire de notre société à Maurice une plate-forme de développement pour l’Afrique », disent les directeurs d’Accenture.
Ainsi, la compagnie mise sur les ressources humaines, élément capital de l’entreprise, indique Krishan Deeljore. Selon les dirigeants présents – six –, dont un Mauricien, 90% des cadres d’Accenture Maurice sont des Mauriciens. « Nous devons recruter continuellement des expertes étrangers pour apporter à Maurice l’expertise qui manque », dit Christian Nibourel, soutenu par Yves Bernaert. Répondant à une question de Week-End souhaitant savoir si la politique d’Accenture vise à éliminer les cadres mauriciens pour les remplacer par des cadres étrangers disposant d’expertise, les dirigeants présents, visiblement embarrassés, devaient indiquer qu' »Accenture continuera à mettre l’accent sur la formation et la promotion de cadres dirigeants mauriciens. Certes, il y a un besoin continuel d’avoir des experts pour démarrer des projets. Mais nos employés ont toujours la possibilité de se former à l’étranger dans nos autres centres, comme c’est le cas pour les autres centres dans d’autres pays ».
Quant  à ces cadres Mauriciens, forcés pour certains de prendre la porte de sortie, les dirigeants d’Accenture assurent qu' »il n’y a absolument pas de politique de l’entreprise pour que les cadres mauriciens soient licenciés. » Yves Bernaert affirme, par ailleur,s qu' »on ne peut pas dire combien sont partis. Je ne sais pas ce que vous attendez comme type de réponse. Les gens qui partent de chez nous, il y en a aura toujours, il y en a toujours eu et cela continuera. »
Souhaitant démentir les allégations selon lesquelles l’entreprise se débarrasse de son personnel mauricien pour favoriser les étrangers, Yves Bernaert souligne qu' »il n’y a pas de volonté d’affirmer ou ne pas affirmer de faire partir les gens. Les gens viennent et partent et cela arrive tous les jours. Cela fait partie de la vie de l’entreprise. On a une moyenne d’âge relativement basse chez Accenture. Ce n’est pas parce qu’on demande aux gens de partir, mais parce que des gens ayant un acquis fort dans leurs premières années d’expérience chez Accenture se disent que je vais faire autre chose. C’est un choix. »