La Plate-forme pou Sauve nou Falaise poursuit sa lutte contre le projet de morcellement résidentiel à Gris-Gris. Lors d’une réunion avec le District Council de Grand-Port/Savanne, le porte-parole de la plate-forme, Georges Ah-Yan, indique avoir proposé la construction d’une route parallèle à celle qui est en partie une propriété privée pour avoir accès à la Roche-qui-Pleure. « Sur une route d’environ 500 m, il y a uniquement 80 m qui sont privés, les autorités ne peuvent pas demander aux Mauriciens de faire un détour de 1 500 m en raison de ces quelques mètres privés », déclare au Mauricien M. Ah-Yan.
Après avoir à maintes reprises sollicité l’intervention des autorités concernant le projet de morcellement résidentiel à Gris-Gris, le porte-parole de la Plate-forme pou Sauve nou Falaise et président du Forum des Citoyens Libres a finalement eu une rencontre avec le District Council de la région mardi. Cette rencontre, souligne Georges Ah-Yan, a donné une nouvelle tournure à la situation. Pour rappel, les habitants s’opposent au projet de morcellement résidentiel car la route à l’entrée de Gris-Gris et menant à la Roche-qui-Pleure serait obstruée, le terrain se situant entre un petit bungalow situé à proximité de la plage publique et le Foyer de l’Unité. Ils déplorent aussi la disparition des sentiers qu’utilisent les promeneurs et d’avoir à parcourir une longue distance pour accéder à la Roche-qui-Pleure. Ainsi, lors des discussions, la plate-forme a pris connaissance du fait qu’une partie de cette route, soit 80 mètres, est propriété privée. « La première question que nous avons posée était pour savoir si c’est un chemin public ou privé, nous avons compris que l’entrée à côté du parking est en partie privée », indique M. Ah-Yan. Si les promoteurs du projet suggèrent aux habitants de passer par un autre chemin pour se rendre à la Roche-qui-Pleure, Georges Ah-Yan a lors de cette rencontre fait part de sa proposition pour la construction d’une route parallèle afin d’éviter aux habitants un détour plus long. « Ce n’est pas possible qu’en raison de cette petite partie qui est privée, l’on vienne demander aux habitants d’aller faire 1 500 mètres de plus au milieu des champs de cannes pour se rendre à la Roche-qui-Pleure. En faisant cela, l’on décourage les Mauriciens à se rendre dans cet endroit qui a une valeur historique et culturelle », s’insurge le porte-parole. « Notre proposition bénéficiera aux deux parties car ce sera une win-win situation, les habitants auront le même droit d’accès à la Roche-Qui-Pleure et les promoteurs pourront continuer leur projet, il n’y aucune raison pour que l’on refuse car nous demandons la construction de la route parallèle sur un terrain qui appartient à l’État ».
Une autre rencontre est prévue ce mardi avec le District Council, dont les techniciens devraient venir évaluer la possibilité de construire une autre route dans ces lieux. Si le District Council donne son aval, il faudra aussi obtenir l’assentiment du ministère des Terres et du Logement. « Si le ministère refuse, c’est qu’il est complice avec les promoteurs », affirme d’un ton catégorique Georges Ah-Yan. En cas d’insatisfaction, les protestataires prévoient une grande manifestation qui bloquera l’accès principal au site. Une grève de la faim n’est pas exclue.