Nos modes de communications amorcent un nouveau tournant technologique. Bientôt, il sera notamment possible d’envoyer des… odeurs par texto. C’est en tout cas la promesse du concepteur d’un accessoire étrange, baptisé oPhone, qui débarquera sur le marché mondial dans quelques mois.
Imaginez que vous soyez en forêt et que vous ayez soudainement envie de partager les odeurs d’arbres en floraison avec un proche, ou que vous soyez accoudé au bar d’un pub aux senteurs de café matinales. Vous dégainez votre portable et envoyez aussitôt vos données olfactives à votre destinataire. De la science-fiction ? Non, plus maintenant. Envoyer et recevoir des odeurs par SMS, c’est ce que permettra en effet l’oPhone, dont la commercialisation est prévue début 2015, avec un potentiel “important”, selon l’initiateur du projet, David Edwards, professeur de génie biomédical à l’université américaine Harvard.
“Il y a un grand intérêt de la part de la Silicon Valley, car il s’agit concrètement de pouvoir changer la communication globale d’aujourd’hui”, a-t-il expliqué dans son bureau du Laboratoire, sa structure ouverte en 2007 à Paris, qui a pour vocation de réconcilier art et science. Appareil de forme cylindrique reposant sur un dock, l’oPhone est un petit boîtier blanc qui génère des signaux aromatiques complexes en succession rapide de petites émissions de vapeurs, comme un téléphone standard transmet des informations audio.
Il fonctionne grâce à la manipulation technologique de particules d’une manière similaire à la technologie d’aérosols médicaux, qui a permis à ce philanthrope, écrivain et inventeur en série de bâtir sa fortune à la fin des années 1990. Pour exploiter cette idée issue de l’un de ses cours à Harvard, il a cofondé la société Vapor Communications.