Sarhvesh Raktoo est devenu tétraplégique après avoir  été grièvement blessé à la suite d’un accident survenu le 26 janvier 2010 dans une des piscines du Waterpark, à Belle-Mare. Poursuivant en dommages la State Investment Trust (SIT) et une compagnie d’assurances, la famille réclame de Rs 57,4 M aux défendeurs, réclamations qui avaient toutefois été rejetées en cour. Les Raktoo ont décidé de faire appel de cette décision, soumettant 14 points.
Praveen et Sandhya Racktoo, les parents de Sarhvesh, devaient perdre leur procès en réclamation contre la SIT, qui opère le Waterpark, et la compagnie d’assurances du parc aquatique. Toutefois, ils n’ont pas baissé les bras et ont décidé de faire appel du jugement. Le juge Benjamin Marie-Joseph avait conclu notamment que les plaignants n’ont pu démontrer que la SIT était responsable de l’accident et que le drame se serait produit en raison d’une défaillance mécanique dans une des piscines où Sarhvesh avait été victime d’un accident. Dans leurs points d’appel, la famille Racktoo avance que le juge a failli en statuant que Sarhvesh était le seul responsable des blessures subies alors qu’il y avait suffisamment de preuves mises à la disposition de la cour pour trouver que les défendeurs n’avaient pu assurer la sécurité du jeune homme. « The Learned Judge erred in finding the appellant excusively responsible for the injuries sufferd by him inasmuch as there was sufficient evidence on record pointing towards the blatant failure of the respondant No 1 (la SIT, Ndlr) to ensure the safety of the appellant. »
Les Racktoo soutiennent aussi que le juge n’aurait pas dû accepter la version des défendeurs selon laquelle la SIT avait « rempli ses obligations » en fournissant une supervision adéquate alors qu’il n’y avait pas de sauveteurs placés en permanence auprès de la piscine. Les Racktoo soutiennent aussi qu’il n’y avait pas de pancartes de sécurité et que le juge avait commis une erreur en se fiant à un enregistrement d’une caméra de surveillance qui ne démontrait pas les circonstances ayant causé l’accident.
Sarhvesh Racktoo avait 16 ans lorsqu’il a été sujet à un grave accident alors qu’il se trouvait dans la piscine à vagues au Waterpark. Le jeune homme avait expliqué qu’alors qu’il quittait la piscine, il avait ressenti une irritation aux yeux. C’est alors qu’une vague artificielle (les vagues étaient lâchées par intervalle par une machine aux abords de la piscine, Ndlr) l’a heurté violemment par-derrière. L’adolescent est alors tombé et sa tête a heurté le sol. Grièvement blessé, il avait dû subir de multiples opérations chirurgicales à l’hôpital de Flacq puis à l’hôpital Apollo-Bramwell. Malgré cela, il est devenu tétraplégique.
Un des médecins ayant traité Sarhvesh Racktoo depuis son arrivée à l’hôpital Apollo-Bramwell, le 27 janvier 2010, avait indiqué que le jeune homme était handicapé à 80% et qu’il n’y a aucune chance qu’il puisse remarcher. Pour cet appel, les Racktoo ont retenu les services de l’avocat Viren Ramchurn et de Me Manon Mardemootoo, Senior Attorney.