Le nombre de motocylistes tués sur nos routes est en hausse constante, révèlent les derniers chiffres de Mauritius Statistics. Cette semaine, une nouvelle victime s’est ajoutée à cette déjà longue liste : il s’agit de Thierry Jean-Noël Crétin, 36 ans, domicilié à La Valette, Bambous. Il a succombé à ses blessures à peine quelques minutes après avoir heurté la vitrine d’un atelier de couture, juste après avoir perdu le contrôle de son deux-roues.
Nos sources révèlent toutefois que l’état de santé de l’autre passager est stable, malgré quelques blessures. C’est hier matin qu’est survenu ce drame, en face du supermarché Winner’s, à Bambous.
Il était environ 9h, ce samedi matin, lorsque Thierry Jean-Noël Crétin a quitté son domicile à La Valette, Bambous. Il a accepté d’offrir un lift à l’un de ses amis et sans tarder, tous deux ont enfourché sa moto. À tout juste quelques mètres de l’autoroute, en quittant La Valette, les freins de la moto ont lâché, ne permettant pas au conducteur de contrôler son véhicule. Après une sortie de route spectaculaire, ils ont terminé leur course contre la vitrine d’un atelier de couture, situé juste en face du supermarché Winner’s de Bambous.
Interrogée, l’une des propriétaires de cet établissement, dont la devanture était encore éclaboussée du sang de la victime, a expliqué à Week-End que personne ne se trouvait dans la pièce principale de l’atelier au moment de l’impact. “J’étais derrière, en train de laver du linge, lorsque j’ai entendu un bruit sourd. Je me disais qu’un accident avait sûrement eu lieu sur l’autoroute, mais quand j’ai accouru, j’ai constaté que la vitre qui se trouve à l’avant de notre atelier avait été complètement brisée.”, explique la dame. “Le jeune homme saignait abondamment du bras. C’est environ dix minutes plus tard qu’il a rendu l’âme.” 
Encore sous le choc, une commerçante témoin de la scène explique : “Je l’ai vu arriver, mais il ne faisait pas d’excès de vitesse. C’est juste avant de gagner l’autoroute que le véhicule a accéléré et a dérapé. Il a atterri tout droit contre la vitre. Je l’ai même entendu hurler.”
Elle raconte également avoir été prise de malaise lorsqu’elle a aperçu la mare de sang dans laquelle gisait la victime, ce qui laisse deviner l’intensité de ses blessures. Selon plusieurs témoins de cette scène effroyable, les officiers de police ont mis environ une dizaine de minutes avant d’arriver sur les lieux, bien que le poste de police de la localité se situe à quelques mètres du lieu du drame. Au moment où les secours ont récupéré les deux accidentés en vue de les conduire à l’hôpital de Candos, le conducteur Thierry Jean-Noël Crétin avait déjà rendu l’âme. Cependant, l’identité du passager blessé était encore inconnue à l’heure où nous mettions sous presse. Des témoins révèlent que celui-ci aurait été blessé au cou, mais d’après les informations collectées auprès des forces de l’ordre, ses blessures ne seraient pas graves et son état de santé serait stable. 
Vivian Crétin, le père de la victime, raconte que c’est un ami de son fils qui l’a informé de l’accident :“J’étais au travail lorsque j’ai reçu un appel. Il était environ 10 h. On m’a juste informé que mon fils avait été victime d’un grave accident et qu’il n’avait pas survécu. Lorsqu’on m’a dit que le corps avait été transporté à l’hôpital de Candos, je me suis immédiatement rendu sur place.”
Josiane Oh-Sheng, la tante du jeune homme, avait reçu la visite du défunt la veille du drame. “Je le considérais comme mon fils. Je me suis occupée de lui depuis son plus jeune âge vu qu’il était encore très jeune lorsqu’il a perdu sa mère. Il passait le plus clair de son temps chez moi”, relate, émue, la “deuxième maman” du défunt. 
C’est uniquement une semaine après avoir soufflé ses 36 bougies que Thierry Crétin a perdu la vie. Il laisse derrière lui Rosie, sa compagne, et également mère de leur unique enfant, Abigaëlle, âgée de 2 ans.