La thèse d’homicide involontaire est privilégiée par la police et par le ministère du Travail, qui a enclenché des enquêtes parallèles après l’accident fatal survenu peu avant 10h hier sur le site du Côte d’Or Multisports Complex. En effet, il s’agit du ressortissant irlandais Francis Patrick Mc Karille, âgé de 53 ans et qui a été mortellement percuté par un camion sur le chantier de ce complexe sportif, où les travaux se poursuivent afin de compléter les infrastructures du terrain de foot aussi bien que la piste pour l’athlétisme.

Selon les éléments recueillis hier, la victime, un superviseur travaillant avec son père pour le compte de la compagnie dont les services ont été retenus pour dresser la piste, a été percutée par un camion transportant des matériaux et qui effectuait machine arrière. « C’est un cas d’homicide involontaire et non un accident du travail », clame une source officielle au ministère du Travail, qui a démarré une enquête entourant les circonstances de ce drame.

Le conducteur, un habitant de Ville-Noire, a déclaré à ses collègues « ne pas avoir remarqué » la présence du superviseur alors qu’il faisait machine arrière. La police de Saint-Pierre a été dépêchée sur les lieux une trentaine de minutes après le drame. C’est vers 13h que le corps a été transporté à l’hôpital pour des besoins d’autopsie. Le conducteur a, lui, été emmené au poste de police de Saint-Pierre, où il a dû expliquer les circonstances de l’accident.

Pour rappel, en juin, un ouvrier chinois de 46 ans avait en effet perdu la vie après que des tubes métalliques se sont détachés d’une grue. En septembre 2018, un autre ouvrier chinois de 45 ans, était mort enseveli sous la terre d’une pelleteuse.

Le leader de l’opposition et du PMSD, Xavier-Luc Duval, avait soulevé la question au Parlement en interpellant le ministre Soodesh Callichurn sur les normes sécuritaires en place pour les ouvriers de ce site. Commentant cet accident hier, Xavier-Luc Duval a décrit le site de Côte d’Or comme « le site de construction le plus meurtrier de l’histoire moderne mauricienne ».