L’enquête judiciaire sur le drame de Sorèze s’est poursuivie hier avec les auditions des Workshop Supervisors de la CNT et des mécaniciens qui étaient en charge des réparations de l’autobus accidenté cinq jours avant l’accident. Ces derniers devaient concéder qu’ils n’avaient pas reçu de formation concernant la réparation des autobus Blueline, alors que l’Acting Chief Engineer Goopechand Gaya devait dire le contraire.
Lors de la dernière séance cette semaine de l’enquête judiciaire présidée par la magistrate Ida Dookhy-Rambarrun, des employés de la Corporation Nationale de Transport (CNT) ont été appelés à la barre pour expliquer les travaux effectués sur le Blueline accidenté avant l’accident fatal à Sorèze. Le Workshop Supervisor Sestaram Komul, posté au dépôt de La Tour-Koenig où l’autobus avait été réparé, devait éclairer la Cour sur les caractéristiques des autobus Blueline. Selon lui, les autobus Blueline sont dotés d’une transmission automatique et le système de freinage travaille avec un système de compression d’air. Il ajoute que l’autobus immatriculé 4263 AG 07 faisait partie du premier batch des Blueline rendus opérationnels en 2007. Questionné par Me Medaven Armoogum, représentant le ministère public, sur les formations qu’il a reçues pour la maintenance de ces autobus, le Workshop Supervisor a concédé qu’il n’a reçu aucune formation dans ce sens. « Personnellement mo pane gagner, mo pa au courant pou bann mécanisiens. Mo coné dans dépôt Vacoas bann employés inn gagne training lor la », soutient-il.
Concernant la plainte du chauffeur décédé Deepchand Gunness, Sestaram Komul a confirmé que le dépôt avait bien reçu une plainte de sa part dans le report book mentionnant un problème de fuite d’air et de freins. Il ajoute que deux mécaniciens s’étaient chargés de l’entretien. Sunilduth Mohun, autre Workshop Supervisor de la CNT, posté à La Tour-Koenig, a confirmé que deux mécaniciens l’avaient informé que l’autobus Blueline avait des problèmes de freins.