Devdas Gujadhur, Senior Technical and Mechanical Officer de la CNT, appelé à nouveau à témoigner dans le cadre de l’enquête judiciaire pour faire la lumière sur l’accident mortel à Sorèze, affirme que jusqu’à l’heure il ne connaît toujours pas les causes de l’accident et qu’il n’a reçu aucun rapport concernant les conclusions des experts sur ce drame.
Devdas Gujadhur, dont l’interrogatoire s’est poursuivi hier dans le cadre de l’enquête judiciaire sur le drame de Sorèze, devait attester qu’il ne connaissait pas les causes de l’accident vu que selon lui l’autobus accidenté le 3 mai 2013 à Sorèze avait reçu une révision générale quelques mois avant l’accident et la valve de protection des circuits et le repair kit avaient été vérifiés. Le Senior Mechanical and Technical Officer a concédé qu’après l’accident aucune mesure préventive n’a été prise vu qu’il ne connaissait toujours pas la source du problème. Lorsque l’avocat du ministère public, Me Madeven Armoogum, a évoqué le rapport du Principal Mechanical Engineer du ministère des Infrastructures publiques Zahid Kodabuckus, il a ajouté qu’il n’avait reçu aucun rapport d’experts. Questionné sur le fait que le board de la CNT s’était plaint que des pièces de rechanges du nouveau fournisseur pour les autobus n’étaient pas originales et avaient des difficultés à être fixées sur les autobus, le témoin a soutenu qu’il n’était pas au courant de cela. Interrogé par Me Mitilesh Lallah, qui représente les intérêts de la CNT, sur les réparations faites sur l’autobus accidenté, le témoin a déclaré que durant la période du 20 février au 2 mai 2013, soit avant l’accident fatal, à aucun moment il n’y a eu une faille du système de freins. Il ajoute qu’il est impossible que le repair kit ait été mal ajusté vu que les mécaniciens avaient testé l’autobus après les réparations. De plus, le Senior Officer soutient que pour éviter le drame, le chauffeur aurait dû utiliser le frein à main, ce qui n’a pas été le cas.
Mario Hossany, mécanicien de 34 ans d’expérience, affecté au garage de Bonne-Terre, Vacoas, où l’autobus accidenté avait reçu sa révision générale, a soutenu que tous les systèmes de l’autobus avaient été vérifiés et testés et que tout fonctionnait correctement. Il ajoute qu’il ne lui a pas été reproché d’avoir mal placé le repair kit dans l’autobus Blueline.